De l’Irak au Liban, en passant par le Yémen et la bande de Gaza, les alliés régionaux de Téhéran expriment leur soutien au régime iranien. Notamment ceux d’Irak, qui pourraient se joindre à la répression. D’autres se montrent plus prudents ou semblent inquiets de perdre leur parrain régional.
Mogadiscio a suspendu toute coopération avec les Émirats arabes unis, révoquant tous les accords conclus avec Abou Dhabi. La raison de la colère somalienne ? Le soutien discret émirati à la reconnaissance du Somaliland, territoire sécessionniste somalien. Un nouveau bras-de-fer s’ouvre sur les bords de la mer Rouge.
Après des affrontements fin 2025 entre l’Afghanistan et le Pakistan, la frontière demeure fermée. Quelque 8 000 camionneurs patientent aux deux principaux points de passage. Les échanges commerciaux sont pourtant indispensables à l’économie des deux pays.
En visite dans la capitale américaine, le 12 janvier, le ministre des Affaires étrangères allemand, Johann Wadephul, a dû attendre que le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, daigne lui accorder un moment pour parler des gros dossiers de ce début d’année. La preuve, selon la presse d’outre-Rhin, que les États-Unis de Trump ne font plus guère cas de l’Allemagne et des efforts diplomatiques européens.
Zbigniew Ziobro, qui risque vingt-cinq ans de prison, échappe aux autorités de son pays en recevant la protection du gouvernement de Viktor Orban, qui estime que l’ancien ministre de la Justice polonais fait l’objet d’une “persécution” en raison de ses opinions politiques conservatrices. L’affaire accentue les tensions entre Budapest et Varsovie.
Alors que la Chine multiplie les intimidations de toutes sortes sur Taïwan, qu’elle considère comme une de ses provinces, des diplomates européens s’émeuvent de “conseils juridiques” émis à leur endroit par Pékin pour les dissuader d’accueillir des responsables politiques taïwanais.
Alors que la guerre au Soudan a atteint son millième jour le 9 janvier, le pays semble se diriger vers une partition de facto. Ce conflit, qui laisse un pays en ruines, montre comment les guerres fratricides ne se limitent plus à des affrontements locaux dans la Corne de l’Afrique. Retour en quelques points sur un conflit de mille jours.
À Omdurman, au Soudan, le 22 août 2024, une Soudanaise, employée d’une cuisine communautaire gérée par des bénévoles locaux, distribue des repas aux personnes touchées par le conflit et la famine extrême, sans accès à l’aide internationale.
Pétri par l’islam révolutionnaire et les traumatismes de la guerre Iran-Irak, le guide suprême iranien, qui a succédé en 1989 au père de la révolution islamique, l’ayatollah Khomeyni, a assis un pouvoir absolu à l’intérieur du pays et dominateur sur le plan régional. Mais depuis le 7 octobre 2023, jamais son empire n’avait été aussi mis à mal. Un portrait publié par le journal libanais “L’Orient-Le Jour” en juin 2025, en pleine “guerre des 12 jours” entre Israël et l’Iran.
Une fresque murale à l’effigie du guide suprême iranien, Ali Khamenei (gauche) et de son prédécesseur, Ruhollah Khomeyni (droite), le père de la révolution islamique, en 2006 à Téhéran.
Le président américain a annoncé l’imposition de droits de douane de 25 % sur tous les pays qui font des affaires avec la République islamique, avec effet immédiat.
Le président américain, Donald Trump, s’adresse aux journalistes à bord de l’avion Air Force One alors qu’il se rend de West Palm Beach, en Floride, à la base militaire Joint Base Andrews, dans le Maryland, le dimanche 11 janvier 2026.
Après avoir servi de rempart aux États-Unis et à leurs alliés, le Groenland se voit soudain sous la menace de Washington. Une situation mal vécue par les habitants, qui ont du mal à garder leur calme, raconte “The Wall Street Journal” dans ce reportage. Certains se disent néanmoins ouverts aux offres sonnantes et trébuchantes de Donald Trump.
Vladimir Poutine invoque régulièrement la mémoire de la participation soviétique à la Seconde Guerre mondiale pour justifier son invasion. Mais alors que le conflit russo-ukrainien dure désormais depuis plus de 1 418 jours, le Kremlin et sa propagande se retrouvent piégés par des parallèles historiques douloureux.
Des blindés de l’armée russe défilent lors d’une parade pour l’anniversaire de la victoire lors de la “Grande Guerre patriotique”, sur la place Rouge, à Moscou, le 9 mai 2025.
Afin d’en finir avec sa dépendance à l’égard de la Chine, Tokyo a lancé un projet de forage de terres rares enfouies dans les fonds marins. Une idée ambitieuse, mais dont la rentabilité est incertaine, rapporte la presse du pays.
Les récentes turbulences internationales semblent avoir fait voler en éclats l’un des plus grands tabous hérités de la Seconde Guerre mondiale, rapporte la presse d’outre-Rhin. Échaudées par les tensions avec les États-Unis, des voix s’élèvent désormais pour que Berlin se dote de la bombe atomique.
Le très cocardier magazine “India Today” dresse, en guise de bilan de l’année 2025, un portrait dithyrambique de Narendra Modi, le dirigeant indien qui a su résister aux diktats douaniers de Donald Trump.
Exilé avec sa famille en 1979, le fils du dernier chah d’Iran s’est imposé comme le chef de file de l’opposition iranienne en exil. Ses appels, lancés depuis les États-Unis, sont aussi largement suivis à l’intérieur du pays. Mais il reste une figure clivante, explique la presse étrangère, qui brosse le portrait de l’héritier d’une dynastie déchue.
Des manifestants brandissent une pancarte à l’effigie de Reza Pahlavi, fils du dernier chah d’Iran, lors d’une manifestation contre le pouvoir iranien sur la place Stephansplatz à Vienne, en Autriche, le 11 janvier 2026.
L’État hébreu souhaite ardemment la chute de la République islamique, son ennemi juré depuis son avènement, en 1979, mais craint les représailles d’un régime acculé qui n’a pas dit son dernier mot, explique la presse israélienne.
Une manifestation de soutien aux contestataires iraniens se tient à Hambourg (Allemagne), le 11 janvier 2026, devant le consulat iranien. Des participants brandissent d’anciens drapeaux de la monarchie, frappés d’un lion et d’un soleil, ainsi qu’un drapeau israélien.
La chute de Nicolás Maduro marque-t-elle la fin d’une forme de gauchisme, longtemps associée à une image romantique de Fidel Castro ? La revue “America’s Quarterly” constate qu’aucun gouvernement de gauche en Amérique latine ne se revendique plus du “castro-chavisme”.
Après la capture de Maduro, les États-Unis composent avec le ministre de l’Intérieur vénézuélien. Mais pour combien de temps ? Chaviste convaincu, à la tête des “colectivos”, il est à la fois garant d’une certaine stabilité et celui qui peut, d’un geste, faire basculer le pays dans le chaos.
Le président républicain a affirmé dimanche qu’une réunion était en préparation avec les dirigeants de la République islamique, aux prises avec une vaste contestation qu’ils répriment dans le sang. Trump n’a toutefois pas écarté la possibilité d’une intervention militaire. Une option qui divise l’administration conservatrice, rapporte la presse américaine.
Le président américain, Donald Trump, s’exprime devant la presse à bord d’Air Force One, en route vers la base aérienne Joint Base Andrews (Maryland), le 11 janvier 2026.
Certains districts allemands obligent les demandeurs d’asile à effectuer jusqu’à 25 heures hebdomadaires de travaux d’intérêt général pour un tarif dérisoire. L’hebdomadaire de gauche “Die Zeit” a enquêté sur ce dispositif controversé, censé favoriser l’intégration des migrants dans la société.
Dans le district de Greiz, dans l’est de l’Allemagne, tout demandeur d’asile est affecté à un emploi d’intérêt général au maximum durant 25 heures par semaine.
Les sorties de Donald Trump sur l’acquisition du Groenland auraient pu rapprocher Copenhague et Nuuk face à un adversaire commun. Il n’en est rien, affirme ce chroniqueur du quotidien danois “Berlingske” : les réactions des dirigeants danois et groenlandais révèlent des divergences profondes, aggravées par l’absence de signaux clairs de l’UE et de l’Otan.
La politique violemment anti-immigration du président américain met à mal les accords passés entre Washington et une bonne dizaine de micronations de l’océan Pacifique. Une rupture de confiance dans laquelle la Chine s’engouffre avec pragmatisme et avidité, relève cette tribune d’un chercheur de l’université d’Hawaii.
Des témoignages publiés ce 11 janvier, trois jours après l’intensification du mouvement de contestation contre le régime, laissent craindre une répression plus meurtrière que jamais des manifestations à travers l’Iran. Sur le plan diplomatique, les États-Unis, qui ont promis de réagir, semblent temporiser pour évaluer leurs options.