Une révolte d’une ampleur inédite gronde depuis trois semaines en Iran, malgré la répression féroce organisée par le régime de Téhéran. Face au blackout informationnel qui s’est abattu sur le pays, la rédaction de France 24 reste mobilisée pour tenter d’établir les faits, le bilan de ce qu’Amnesty International qualifie de "bain de sang", tenter de se projeter sur la suite et de rendre hommage aux visages et voix de la contestation.
Tetsuya Yamagami, l'homme jugé pour avoir tué par balle l'ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe, a été reconnu coupable mercredi et condamné à la prison à vie, plus de trois ans après cet assassinat en plein jour qui avait provoqué une onde de choc mondiale. Les précisions avec notre correspondante depuis le tribunal de Nara, au Japon, Mélodie Sforza.
Hali Noori, la tante de Robina Aminian, 23 ans, abattue en Iran le jeudi 8 janvier a témoigné sur France 24. Dans une morgue de Téhéran, la mère de Robina a cherché sa fille parmi des centaines de corps enveloppés dans des sacs mortuaires. "La famille m'a rapporté que les cadavres étaient empilés les uns sur les autres, que ça sentait l'odeur du sang partout et que lorsqu'elle a reconnu le visage de sa douce Robina, elle l'a prise dans ses bras et ne l'a plus lâchée", raconte-elle.
Robina Aminian, 23 ans, figure parmi les milliers de victimes de la répression menée par l'État iranien contre les manifestants. La tante de cette étudiante, abattue d'une balle derrière la tête jeudi 8 janvier lors d'une manifestation à Téhéran, a accepté de témoigner auprès de France 24.
Tetsuya Yamagami, le meurtrier de l'ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe, a été condamné mercredi à la prison à vie par le tribunal de Nara, près de Kyoto. Ce verdict laisse ouverte la possibilité d'une libération conditionnelle, même si, en pratique, beaucoup meurent en détention, selon les experts.