Deux jours après sa spectaculaire capture par les forces américaines, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a comparu lundi devant un tribunal de New York. Le dirigeant déchu a plaidé non coupable aux chefs d'accusation retenus contre lui par la justice américaine, principalement pour trafic de drogue et a affirmé être un "prisonnier de guerre".
L'opération militaire américaine au Venezuela a provoqué la mort de 32 Cubains, tous membres des Forces armées révolutionnaires ou du ministère cubain de l'Intérieur, a annoncé le gouvernement de l'État insulaire dimanche.
Après l'intervention militaire au Venezuela, Donald Trump n'a pas caché sa volonté de mettre au pas d'autres gouvernements d'Amérique latine qui s'opposeraient aux intérêts américains. Parmi eux, Cuba et la Colombie. En réaction, le président colombien, Gustavo Petro, a déclaré lundi être prêt à "reprendre les armes".
Critiqué samedi pour sa première réaction après la capture de Nicolas Maduro, où il s'était borné à appeler à une "transition pacifique" au Venezuela, Emmanuel Macron a affirmé lundi que la France "ne soutenait ni n'approuvait" la méthode utilisée par les États-Unis pour capturer le président vénézuélien.
À la demande du Venezuela, le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit lundi pour débattre de la légalité de la capture du président déchu Nicolas Maduro par les États-Unis. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, estimait samedi que l'opération américaine créait "un dangereux précédent".
Après sa capture, le président vénézuélien déchu doit comparaître lundi devant un tribunal de New York à 12 h (18 h, heure française). Il doit répondre de quatre chefs d'accusation de trafic de drogue ainsi que de détention d'armes automatiques.
Le président américain a menacé dimanche de frapper "très durement" l'Iran si les autorités tuaient de nouveau des civils, alors que la contestation dans le pays continue pour réclamer de meilleures conditions économiques mais aussi politiques. Au moins 12 personnes, dont des membres des forces de sécurité, ont été tuées.
Donald Trump a affirmé que les États-Unis étaient "aux commandes" du Venezuela après la capture du président Nicolas Maduro, qui doit être présenté lundi à un tribunal à New York pour se voir signifier des accusations de trafic de drogue. Suivez notre direct.
Le président américain Donald Trump a menacé dimanche la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, d'un sort "probablement plus élevé" que celui de Nicolas Maduro, capturé la veille puis transféré à New York par les États‑Unis, où il a passé la nuit en prison.