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© Photo GIUSEPPE CACACE/AFP
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© photo UMIT BEKTAS/REUTERS
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© Image générée par l’intelligence artificielle via @realDonaldTrump
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Le déploiement américain autour de l’Iran se poursuit

© SOURCES : « THE NEW YORK TIMES », LIVEUAMAP, USNI
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© Stephanie Lecocq/REUTERS
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7.4.2 📰 Infos Monde
- Défense des langues régionales : la France à la traîne par rapport à ses voisins
Défense des langues régionales : la France à la traîne par rapport à ses voisins
Et si un gendarme nommé à Ajaccio était tenu de s’exprimer en corse ? Et si tous les élèves scolarisés à Strasbourg devaient suivre des cours d’alsacien ? Et si un Toulousain avait le droit de parler occitan devant un juge ? Ces mesures, qui relèvent en France de la politique-fiction, sont pourtant monnaie courante chez nos voisins européens.
Et cela change tout. On croit souvent que le recul des langues régionales et minoritaires serait lié à la modernité, au déclin de la paysannerie, à l’urbanisation... L’explication est autre, comme le montrent les comparaisons internationales. Au Royaume-Uni, en Italie, en Espagne, en Slovénie, en Suisse (et ailleurs), des mesures protectrices sont prises en faveur de ces langues, qui y disposent souvent d’un statut officiel et se portent plutôt bien. Autant de mesures refusées par Paris, avec pour conséquence une chute des taux de pratique dans l’Hexagone. Le nombre de locuteurs du breton est ainsi passé de 1,1 million en 1952 à 107 000 aujourd’hui.
Royaume-Uni
Dans les écoles galloises, l'anglais peut être une langue étrangère
Le gallois fait face à la langue la plus puissante du monde, l’anglais. Et pourtant, cette langue régionale gagne des locuteurs, grâce notamment à l’enseignement. L’étude du gallois est en effet obligatoire pour tous les élèves et occupe entre 20 % et 80 % des cours. Les écoles sont réparties en trois catégories : immersion totale (l’anglais y est étudié comme langue étrangère) ; bilinguisme (répartition équilibrée) ; à dominante anglaise (majorité des cours en anglais). Un exemple de "revitalisation" réussie.
Espagne
L’occitan, langue officielle dans le val d’Aran
Le val d’Aran est une vallée espagnole dont la langue historique est l’occitan, qu’on appelle sur place l’aranais. Sous Franco, seul le castillan (la langue de Madrid) y avait droit de cité et l’aranais perdait des locuteurs. Depuis le retour de la démocratie, en 1975, il est en usage dans les mairies, les administrations et les écoles. Résultat : 68 % de la population sait désormais le parler. Un taux dix fois supérieur à celui enregistré côté français, où la langue des troubadours est classée en « danger sérieux d'extinction » par l’Unesco.
Italie
L’allemand autorisé au tribunal dans le Haut-Adige
Il existe en Italie une région où l’on peut s’exprimer devant un tribunal en… allemand. Il s’agit du Haut-Adige, l’ancien Sud-Tyrol autrichien annexé en 1918. Mussolini a bien tenté d’y imposer l’italien mais, après la chute du dictateur, un régime de tolérance linguistique a été mis en place. Aujourd’hui, chaque citoyen a le droit d’employer sa langue maternelle avec l’administration, y compris, donc, devant un juge. Ce qui n’empêche pas l’intercompréhension : 95 % de la population germanophone maîtrise l’italien.
Suisse
L’italien en usage dans les administrations du Tessin
On imagine mal le sous-préfet de Bayonne devoir parler basque et encourager son personnel à l’apprendre. C’est pourtant ce qu’il se passe en Suisse, où l’égalité entre les langues fait partie des principes inscrits dans la Constitution. Une philosophie qui bénéficie notamment à l’italien. Parlé par seulement 8 % de la population totale du pays, il demeure très vivace dans le canton du Tessin, où sa variante locale, le tessinois, est l’unique langue officielle. On y recense environ 88 % de locuteurs.
Slovénie
Un droit de veto pour le député de la minorité hongroise
En Slovénie, la minorité hongroise est reconnue comme une communauté nationale "autochtone" et bénéficie de droits garantis par la Constitution (il en va de même pour les italophones). Dans les cinq communes où elle vit, le hongrois a le même statut que le slovène, que ce soit dans les écoles, les assemblées politiques, les tribunaux, les hôpitaux et les administrations. Les magyarophones élisent également un député qui, à l’Assemblée nationale, dispose d’un droit de veto sur tous les textes concernant les minorités.

© PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP
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7.4.2 📰 Infos Monde
- Pourquoi la première semaine de TikTok sous propriété américaine a-t-elle été un désastre ?
Pourquoi la première semaine de TikTok sous propriété américaine a-t-elle été un désastre ?
Cela fait "seulement" un peu plus d’une semaine, mais déjà les couacs s'enchaînent. Alors que l'application chinoise TikTok a été vendue le 22 janvier dernier à un groupe d’investisseurs américains, parmi lesquels le géant des logiciels d’entreprise, Oracle, l'application de vidéos courtes a été touchée par une panne d'ampleur, empêchant les utilisateurs américains de se connecter, de télécharger ou de publier des vidéos, ou encore de commenter des publications.
Selon le site Downdetector, les premiers signalements ont commencé le 25 janvier, pour atteindre un pic de 15 696 signalements enregistrés. Le lendemain, des pannes ont continué à être notifiées toute la journée, au grand désarroi des 200 millions d'utilisateurs américains. La tempête hivernale Fern, qui a touché de plein fouet les Etats-Unis, a en effet paralysé plusieurs centres de données d’Oracle sur lesquels TikTok s’appuie, ce que l’entreprise n’a pas immédiatement rendu public, dévoile The Guardian. "Bien que le réseau soit rétabli, la panne a provoqué une défaillance en cascade des systèmes que nous nous efforçons de résoudre avec notre partenaire de centre de données", a fini par publier Tiktok USDS, la nouvelle coentreprise américaine, sur X.
Des accusations de censure
Mais très vite s'est ajouté un autre problème : après la mort d’Alex Pretti, tué par des agents fédéraux dans le contexte brûlant des manifestations contre la police de l'immigration américaine, "ICE", des personnalités en vue de TikTok n'auraient pas pu publier leurs vidéos d'indignation, selon plusieurs médias. A l'image de celle de l'influenceuse Jen Hamilton sur l'arrestation par des agents fédéraux de Liam Conejo Ramos, âgé de 5 ans, qui n'a pas pu être téléchargée. "C’est très ironique que dès le premier jour de cette prise de contrôle (américaine de l'application), je publie quelque chose sur l’ICE et que cela ne soit pas visible par le public", observe-t-elle à CNN, ajoutant que la vidéo n’était toujours pas accessible à ses abonnés. D'autres utilisateurs affirment au contraire que leur contenu a été publié mais s'est retrouvé "invisible", au point de n'afficher aucune vue.
Dans la foulée, le sénateur de Californie Scott Weiner, la musicienne Billie Eilish, ainsi que l’humoriste Meg Stalter ont accusé TikTok d’étouffer les vidéos critiques envers les agents fédéraux de l’immigration. Cette dernière, suivie par près de 280 000 abonnés, a déclaré qu’elle supprimerait son compte, tandis que des médias du monde entier — le New York Times, Variety, The Independent, CNN, le Washington Post — ont relayé ces accusations. Le sénateur démocrate du Connecticut, Chris Murphy, a également tweeté que la censure présumée de TikTok constituait une "menace pour la démocratie", si elle était avérée.
Un exode d'utilisateurs
Le 26 janvier, l'application est sortie de son silence, sans pour autant reconnaître la moindre censure. "Au cours du week-end, un centre de données Oracle a subi une coupure de courant temporaire liée aux conditions météorologiques, ce qui a affecté TikTok. Les difficultés que peuvent rencontrer les utilisateurs américains de TikTok sont le résultat de problèmes techniques survenus après cette coupure de courant", a-t-elle simplement expliqué dans un communiqué. Le lendemain, le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a néanmoins annoncé que son bureau enquêterait pour déterminer si TikTok avait censuré des vidéos critiques envers Donald Trump, élargissant ainsi le champ des accusations d’ingérence pro-Maga à l’application.
Conséquence de ces critiques : un nombre indéterminé d’utilisateurs a déclaré quitter le nouveau TikTok américain, propulsant un nouveau concurrent, Upscrolled, à la première place de l’App Store d’Apple aux Etats-Unis et à la troisième place du Google Play Store. Cette application, qui promet "moins de censure que TikTok", revendique à ce jour plus d'un million d'utilisateurs ; un exode qui n'est pas sans rappeler celui qu'a connu Twitter, devenu X, après le rachat par Elon Musk en 2022.

© REUTERS
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7.4.2 📰 Infos Monde
- Iran : que veut Donald Trump ? Parlons-en avec Armin Arefi, Karim Yahiaoui et Anthony Samrani
Iran : que veut Donald Trump ? Parlons-en avec Armin Arefi, Karim Yahiaoui et Anthony Samrani
Gaza : trois questions sur la réouverture du poste-frontière de Rafah
Le point de passage frontalier de Rafah, contrôlé par Israël, a très partiellement rouvert ce lundi 2 février entre la bande de Gaza et l'Égypte, permettant à un petit nombre de Palestiniens de quitter ou de revenir dans le territoire ravagé par la guerre. La frontière, dont la réouverture totale est réclamée par l'ONU et les organisations humanitaires, ne devrait toutefois pour l'heure pas permettre l'entrée de l'aide internationale. L’Express fait le point sur la réouverture de ce point de passage fermé durant la majeure partie des deux années de guerre dans l'enclave palestinienne.
Pourquoi cette réouverture était-elle très attendue ?
Ce passage, situé dans ce qui était autrefois une ville de 250 000 habitants qu'Israël a depuis démolie et dépeuplée, est la seule voie d'accès ou de sortie pour la quasi-totalité des plus de deux millions d'habitants de la bande de Gaza. Il est fermé de manière quasi permanente depuis mai 2024 et contrôlé par l'armée israélienne côté gazaoui.
Avant la prise de contrôle du poste de Rafah par Israël, quelque 100 000 Palestiniens ont fui la bande de Gaza par le biais de ce point de passage frontalier en raison de l'offensive israélienne menée après l'attaque du 7 octobre 2023 du Hamas, selon les autorités palestiniennes. Au fur et à mesure de son offensive dans la bande de Gaza, l'armée israélienne a envahi le sud de l'enclave et a donc fermé ce point de passage. Une voie importante permettant aux Palestiniens blessés et malades de se faire soigner en dehors de Gaza a ainsi été coupée. Seuls quelques milliers d'entre eux ont été autorisés par Israël à sortir de la bande de Gaza pour se faire soigner dans des pays tiers via Israël au cours de l'année écoulée.
Quelles sont les conditions de passage ?
Cette réouverture intervient de façon limitée. Selon une source palestinienne interrogée par Reuters, 50 Palestiniens devraient traverser ce lundi le point de passage pour entrer dans la bande de Gaza après des contrôles de sécurité israéliens rigoureux. Cinquante autres Palestiniens devaient être autorisés à quitter l'enclave palestinienne. Ces déclarations suggèrent un plafond quotidien de 100 voyageurs.
Le passage du poste-frontière concerne uniquement les Palestiniens désireux de quitter l'enclave ou ceux ayant fui dans les premiers mois de la guerre et souhaitant désormais rentrer. Nombre d'habitants de Gaza malades ou blessés devraient vouloir partir pour recevoir des soins à l'étranger. Le ministère palestinien de la Santé estime que 20 000 patients attendent de pouvoir quitter Gaza.
Israël a prévenu que cette réouverture se ferait dans des conditions de sécurité draconiennes. L’Etat hébreu exige des contrôles de sécurité très stricts pour les Palestiniens traversant le poste-frontière. Des fouilles corporelles sont notamment effectuées, de même qu’une vérification des identités par le service de renseignement israélien. Par ailleurs, des tourniquets électroniques pourront être activés à distance, c'est-à-dire qu'Israël pourra ouvrir ou bloquer le passage sans que des soldats israéliens se trouvent physiquement sur place, indique TF1.
Quels sont les autres principaux sujets qui restent à régler ?
La réouverture du poste-frontière de Rafah était l'un des principaux points de la première phase du plan de paix en 20 points promu par Donald Trump pour mettre fin à la guerre, outre un cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre mais régulièrement menacé. La deuxième phase du plan du président américain lancée après le Nouvel An prévoit que le Hamas rende les armes et cède le contrôle de la bande de Gaza à une administration soutenue par la communauté internationale. De nombreux Israéliens et Palestiniens considèrent cela comme irréaliste. Le Hamas n'a pas encore accepté ces conditions et Israël se dit prêt à reprendre la guerre pour désarmer le groupe par la force.
Depuis la conclusion de l'accord de cessez-le-feu en octobre, les attaques israéliennes à Gaza ont tué plus de 500 Palestiniens, selon les autorités sanitaires locales tandis que, selon les autorités israéliennes, des activistes palestiniens ont tué quatre militaires israéliens sur cette même période. Israël a effectué samedi des frappes aériennes parmi les plus intenses depuis l'entrée en vigueur de ce cessez-le-feu, tuant au moins 30 personnes dans la bande de Gaza, en riposte à ce qu'il a qualifié de violation de la trêve par le Hamas la veille avec l'irruption d'activistes dans le territoire à partir d'un tunnel à Rafah.
Malgré ces profondes divergences entre Israël et le Hamas, Washington a donc lancé la deuxième phase du plan, annonçant la création d’un comité de technocrates palestiniens chargés de gérer Gaza. Ce comité sera supervisé par un "Conseil de la paix" composé de dignitaires étrangers et présidé par Donald Trump, initialement conçu pour régler le conflit à Gaza et qui, selon lui, s’attaquera également à d’autres conflits.
D’autres points restent en suspens. Une force internationale de stabilisation est censée garantir la sécurité et la paix à Gaza. Cependant, sa composition, son rôle et son mandat restent flous. Par ailleurs, l'Autorité palestinienne, internationalement reconnue et exerçant une autonomie limitée dans certaines parties de la Cisjordanie occupée par Israël, est censée mener des réformes non spécifiées avant d'intervenir à Gaza, mais les détails n'ont pas été définis.
Les plans de financement et de supervision de la reconstruction de Gaza restent également à élaborer. Le gendre de Trump, Jared Kushner, a présenté ce mois-ci un projet de "Nouvelle Gaza" à reconstruire de fond en comble. Ce plan n'aborde ni les droits de propriété ni l'indemnisation des Palestiniens ayant perdu leurs maisons, leurs commerces et leurs moyens de subsistance pendant la guerre, et ne précise pas non plus où les Palestiniens déplacés pourraient être logés durant la reconstruction.

© REUTERS