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Les pétromonarchies du Golfe veulent dissuader Trump d’intervenir contre l’Iran

14 janvier 2026 à 14:03
Les dirigeants arabes du Golfe ont un long passé d’hostilité à l’égard du régime iranien. Mais ce qu’ils craignent par-dessus tout, c’est l’instabilité. Ils préfèrent le statu quo avec un adversaire qu’ils ont appris à connaître plutôt qu’un saut dans l’inconnu, observe la presse régionale et internationale.

© PHOTO SEBASTIAN GOLLNOW/dpa/AFP

“Une main tendue” : l’Algérie ouvre la voie au retour des “harraga”

14 janvier 2026 à 13:55
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé un décret visant à régulariser les ressortissants algériens en situation irrégulière en Europe. Cet appel au retour est salué par la plupart des médias locaux, même si certains se demandent si les principaux concernés y répondront favorablement.

© PHOTO MURAT GOK/Anadolu/AFP

Groenland: une position stratégique pour les États-Unis

14 janvier 2026 à 13:56
Les Etats-Unis "ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour le Dôme d'Or (le projet de bouclier antimissile) que nous construisons", a affirmé mercredi Donald Trump sur son réseau Truth Social. Depuis son retour au pouvoir, il y a près d'un an, le président américain évoque régulièrement la possibilité de prendre le contrôle de cette immense île arctique, territoire autonome danois, stratégique mais peu peuplée.

Groenland: les options américaines pour s'emparer de ce territoire danois

14 janvier 2026 à 13:50
Les Etats-Unis "ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour le Dôme d'Or (le projet de bouclier antimissile) que nous construisons", a affirmé mercredi Donald Trump sur son réseau Truth Social. Depuis son retour au pouvoir, il y a près d'un an, le président américain évoque régulièrement la possibilité de prendre le contrôle de cette immense île arctique, territoire autonome danois, stratégique mais peu peuplée.

Iran: Donald Trump a assuré que les Etats-Unis agiraient "de manière très forte"

14 janvier 2026 à 13:38
Un rassemblement massif est en cours mercredi à Téhéran pour les funérailles de plus de 100 membres des forces de sécurité et autres "martyrs" tués lors des manifestations contre le pouvoir en Iran, selon la télévision d'Etat. Sur les images diffusées, on voit des milliers de personnes agitant des drapeaux de la République islamique. La cérémonie a débuté avec la lecture de prières pour les morts devant l'université de la capitale.

Groenland : Emmanuel Macron met en garde contre des « conséquences en cascade » si la souveraineté d’un pays allié était touchée

14 janvier 2026 à 13:12
Donald Trump affirme depuis des semaines ses visées sur le territoire, situé stratégiquement et riche en ​minerais, affirmant que l’île est vitale pour la sécurité des Etats-Unis et que ces derniers devraient en être propriétaires pour empêcher la Russie ou la Chine de l’occuper.

© MICHEL EULER / AFP

A Londres, une méga-ambassade chinoise sur le point de voir le jour malgré les craintes d'espionnage

14 janvier 2026 à 12:50

Un immense site au cœur des suspicions. Le gouvernement du Premier ministre britannique Keir Starmer doit rendre d'ici au 20 janvier sa décision quant à l'approbation, ou non, de la construction d'une nouvelle "méga-ambassade" chinoise dans l'est de Londres (Royaume-Uni). Longtemps repoussé, ce projet devrait être, d'après la presse britannique, validé dans les prochains jours par le travailliste, avant son voyage en Chine d'ici à la fin du mois. Sur place, il rencontrera le président chinois Xi Jinping, avec qui il a déjà évoqué par le passé ce dossier stratégique. Mais cette construction, en réalité la rénovation du site accueillant autrefois la Monnaie royale britannique, inquiète une grande partie du monde politique outre-Manche. En cause ? La crainte d'un espionnage exacerbé de la part des services secrets chinois.

Des craintes de longue date

Depuis l'annonce de la volonté de Pékin de construire cette nouvelle ambassade, de nombreuses voix s'élèvent contre le projet. La Chine avait déjà tenté, lorsque les conservateurs étaient au pouvoir au 10 Downing Street, de faire approuver l'autorisation pour lancer les travaux. Mais elle s'était heurtée au refus des pouvoirs locaux, dans un contexte d'importantes tensions entre Pékin et Londres. L'arrivée de Keir Starmer comme Premier ministre a rebattu les cartes, ce dernier optant pour une approche plus conciliante vis-à-vis du géant asiatique, qui a redéposé une seconde demande pour faire approuver la construction de l'édifice.

Ce bâtiment inquiète de longue date l'opposition conservatrice. Dominic Cummings, l'ex-principal conseiller de l'ancien Premier ministre Boris Johnson, avait assuré par le passé avoir été prévenu par les services secrets britanniques que la Chine "tentait de construire un centre d'espionnage sous l'ambassade". Des doutes ravivés par la publication, lundi 12 janvier, des plans expurgés des salles souterraines que Pékin prévoit de construire, révélés par le Daily Telegraph. Au total, plus de 200 pièces en sous-sol doivent être aménagées dans ce complexe de plus de 20 000 mètres carrés. Mais un élément attire tout particulièrement l'attention : la présence d'une "chambre secrète", située sur le côté ouest du bâtiment.

Câbles stratégiques à proximité

Le problème ? Cette pièce mystérieuse, dont l'usage n'a pas été précisé par les autorités chinoises, se situe à proximité de câbles de fibre optiques enfouis sous la chaussée de la rue attenante. Or, ce réseau permet la transmission de données financières sensibles vers le quartier d'affaires de la City, situé à deux pas. Surtout, les plans prévoient de casser le mur extérieur de cette "chambre secrète". De quoi rapprocher ce sous-sol du passage de ces câbles, qui servent aussi pour la transmission de messages envoyés par messagerie électronique. Pékin cherche-t-il à capter des données grâce au positionnement de cette salle ? "Cette même pièce secrète est équipée de systèmes d'extraction d'air chaud, ce qui laisse supposer l'installation d'équipements générant de la chaleur, tels que des ordinateurs de pointe utilisés pour l'espionnage", ajoute The Daily Telegraph dans son article.

Aucune preuve d'une telle intention n'a pour le moment été apportée. Mais le fait que les conditions soient réunies pour mettre en place un tel système de surveillance de la part de Pékin interpelle nombre d'élus. La députée conservatrice Alicia Kearns estime ainsi auprès du quotidien britannique qu'une autorisation permettant le début du chantier constituerait "une rampe de lancement pour une guerre économique au cœur même du système nerveux central de nos infrastructures nationales critiques". Dans le camp travailliste, certains parlementaires, comme la présidente de la commission parlementaire du développement international, Sarah Champion, redoutent un scénario similaire. "Tous les briefings de sécurité que j’ai reçus désignent la Chine comme un État hostile au Royaume-Uni", a-t-elle réagi, auprès du Guardian. "Je suis absolument convaincue que ce projet de méga-ambassade ne devrait pas être autorisé".

Aux États-Unis, la Chambre des représentants avait également indiqué en février 2025 ne pas voir d'un bon œil la construction de cette nouvelle ambassade. Celle-ci, pour le comité Chine de l'institution, "suscite d’importantes inquiétudes en matière de sécurité : des interférences et de la surveillance aux risques pour les infrastructures sensibles comme les services financiers de Londres". "Les écoutes téléphoniques illégales sont une pratique ancienne, aussi bien à l'est qu'à l'ouest", note, toujours auprès du Daily Telegraph, le professeur Alan Woodward, en poste à l'université de Surrey. "Quiconque en était capable l'a fait. Le renseignement économique est au cœur de la mission des services de renseignement étrangers. Si j’étais à leur place, avoir ces câbles à ma porte serait une énorme tentation."

Tensions persistantes entre Londres et Pékin

Le gouvernement assure, lui, que l'ensemble des informations liées au projet sont actuellement analysées avant une validation définitive de sa mise en œuvre. "La sécurité nationale est notre priorité absolue et des experts gouvernementaux en matière de sécurité ont été impliqués tout au long du processus jusqu'à présent", a répondu un porte-parole du 10 Downing Street au Daily Telegraph. Les services secrets se veulent également rassurants à propos de cette "méga-ambassade". "Le MI5 possède plus d’un siècle d’expérience dans la gestion des risques pour la sécurité nationale découlant de la présence d’ambassades étrangères sur le sol britannique", a exposé le directeur du renseignement britannique, Ken McCallum, cité dans un autre article du Guardian.

Signe de la sensibilité de la question, la date de la décision a été reportée de début décembre à janvier pour étudier de façon plus précise les tenants et aboutissants de la création de cette nouvelle ambassade. Un choix qui n'a pas plu à Pékin. "Les retards répétés du Royaume-Uni dans l'octroi de son approbation sont totalement injustifiés et les raisons invoquées sont inacceptables", a tempêté Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, interrogé par l'agence AP au moment de cette annonce. Si Keir Starmer affiche son ambition d'améliorer les relations du Royaume-Uni avec la Chine, le Premier ministre travailliste avait aussi suscité l'ire du pays asiatique il y a quelques semaines. Le travailliste avait qualifié Pékin de "réelle menace pour la sécurité nationale", après une alerte du MI-5 cet automne sur plusieurs tentatives d'espionnage chinoises envers les parlementaires britanniques.

© REUTERS

Exclusif : "Le droit international est mort" avec la capture de Maduro, affirme Tarek William Saab

14 janvier 2026 à 12:31
Dans une interview exclusive accordée à France 24, le procureur général du Venezuela, Tarek William Saab, condamne fermement la capture de Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines le 3 janvier. Depuis cet événement "sans précédent", qualifié d'"invasion" et de "violation de la souveraineté du pays", "le droit international est mort", déclare-t-il.

France: dix militants d’extrême droite britanniques interdits de territoire après des actions anti-migrants

14 janvier 2026 à 12:04
Dix militants d’extrême droite britanniques ont été interdits de territoire en France pour des actions menées contre des migrants sur le littoral du Nord et du Pas-de-Calais, a annoncé mercredi 14 janvier le ministère français de l’Intérieur. Ces militants sont soupçonnés de s’en prendre à des personnes tentant de rejoindre le Royaume-Uni par la Manche.

Coloniser le Venezuela n’est pas une option, par Manuel Valls

14 janvier 2026 à 11:45

La capture de Nicolas Maduro par les agents anti-drogue de la DEA a sidéré le monde. Le gouvernement américain soutient que l'intervention est légale, en se fondant sur un acte d'accusation formel déposé devant les tribunaux américains. On peut en douter. Mais ne nous trompons pas de débat. Le départ de Maduro est une bonne nouvelle. Il y a une forme d’hypocrisie à invoquer le droit international comme une garantie d’immunité et donc d’impunité.

Successeur médiocre de Hugo Chavez, Maduro a présidé au destin de son pays treize ans durant lesquels le pays a perdu 70 % de son PIB. Il a détruit son industrie pétrolière, appauvri et affamé sa population. Plus de 8 millions de personnes ont quitté le pays, soit un quart des habitants. Il s'agit aujourd'hui de l’un des plus grands exodes de notre époque compromettant la stabilité de toute la région.

Formé par le totalitarisme cubain, allié de la Russie, de l’Iran et du Hezbollah, Maduro a imposé la terreur et l’arbitraire ; embastillant, torturant, tuant ses opposants ou les forçant à l’exil, truquant les élections. Il faut rappeler enfin que le Venezuela présente des formes avancées de narcoétatisation. Des secteurs des forces armées et de la police gèrent le trafic de drogue en provenance de Colombie, le pouvoir politique garantit l’impunité, l’économie illicite devient plus rentable que l’économie officielle. C’est l’un des principaux nœuds logistiques du trafic mondial de cocaïne. Toute la Caraïbe en subit les conséquences. Les Antilles françaises sont ainsi submergées par la drogue et la violence.

Asphyxier Cuba

La capture de Maduro a également illustré le "corollaire Trump" de la doctrine Monroe (1823), évoqué dans la nouvelle Stratégie de sécurité nationale. Elle vise à légitimer l’exclusivité américaine sur tout le continent qui commencerait au Groenland et se terminerait à la Terre de Feu. De la rhétorique, nous sommes passés aux actes, avec pour but un effet clairement dissuasif sur les dirigeants de la région qui pourraient tenter de renforcer leurs liens avec Pékin et Moscou. Couper l’accès au pétrole vénézuélien à Cuba doit permettre aussi d’asphyxier le régime de La Havane en attendant sa chute éventuelle. Ce qui représenterait un gain politique interne incontestable pour Donald Trump et Marco Rubio.

Superviser un processus de transition démocratique est une chose ; coloniser le pays sous ce prétexte en est une autre. Trump est resté dans l’ambiguïté et il donne le sentiment d’agir sans principes, comme un prédateur, avec un seul objectif, mettre la main sur le pétrole vénézuélien.

Depuis son élection en 2024, le Venezuela a un président légitime, Edmundo Gonzalez et une dirigeante morale, la courageuse Maria Corina Machado, Prix Nobel de la paix. Il leur appartient de mener la transition démocratique. Elle impose le dialogue avec tous, mais miser sur une quelconque forme de "chavisme réformateur" apparaît très risqué. La nouvelle présidente Delcy Rodriguez est un pilier du régime totalitaire et corrompu.

C’est aussi le moment pour la communauté internationale d’agir, et cela devrait l’être avant tout pour l’Europe et notamment pour la France et l’Espagne, si liées par leur histoire au Venezuela. Elles comptent paradoxalement avec des gauches – de Jean-Luc Mélenchon à Pablo Iglesias – complices de la dictature criminelle. En ce sens, leur défense fervente du modèle chaviste ou castriste – la tyrannie sous le soleil au rythme de la salsa – n’est pas surprenante, mais elle porte à son comble la honte de tout esprit démocratique.

Grande dose de naïveté

Lorsqu’on ne réagit pas à temps, alors il ne suffit pas d’invoquer un "droit international" angélique et peu crédible car inefficace. Il faut une grande dose de naïveté ou de cynisme pour croire que les démocraties peuvent tenir tête aux tyrans sans recours à la force. L’Europe doit exiger, en s’appuyant notamment sur les résolutions de l’Organisation des Etats américains, la mise en œuvre d’une transition démocratique, la libération de tous les détenus politiques, le retour des exilés, la levée des sanctions qui pèsent sur les responsables de l’opposition et la tenue d’élections libres.

Aucune des incertitudes évoquées ne saurait toutefois nous empêcher de célébrer avec la plus grande joie la chute d'un tyran qui a fait honte au monde. Mais tout reste à écrire et seul le peuple vénézuélien, souverain, peut tenir la plume.

* Manuel Valls, ex-Premier ministre de François Hollande, ex-ministre des Outre-mer sous Emmanuel Macron

© Kate Copeland

Accusations de diffusion de vidéo créée par IA, faible participation… les intox sur les manifestations en Iran

9 janvier 2026 à 18:11
Plusieurs internautes aux positions proches du pouvoir iranien contestent l’importance ou même la réalité des manifestations antigouvernementales en Iran. Selon eux, des vidéos des manifestations auraient été générées par intelligence artificielle ou révéleraient en réalité une faible participation. Contrairement à ce qu’ils affirment, des manifestations de grande ampleur ont bien eu lieu dans de nombreuses villes du pays ce jeudi soir.

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