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Incendie à Crans-Montana : comment le pôle des accidents collectifs du parquet de Paris opère en deuxième ligne

10 janvier 2026 à 11:00
Dans le cadre d’une « enquête miroir » ouverte lundi 5 janvier, le pôle spécialisé dans les accidents et catastrophes doit accompagner sur le plan judiciaire les victimes françaises du drame et leurs proches. Il pourra aussi transmettre des éléments sur les propriétaires du bar, si la justice suisse le demande.

© Jean-Christophe Bott/AP

D’opposant déchu à héritier potentiel de Trump en 2028 : Marco Rubio, le «Superman des conservateurs»

10 janvier 2026 à 10:02
PORTRAIT - Longtemps présenté comme l’avenir du Parti républicain avant d’être balayé par Donald Trump en 2016, ce fils d’immigrés cubain a su renaître de ses cendres. Désormais incontournable à la Maison-Blanche, il incarne plus que jamais une possible alternative à J.D. Vance pour succéder au président.

© Aaron Schwartz / REUTERS

Syrie : l'armée annonce contrôler le dernier quartier kurde d'Alep

10 janvier 2026 à 09:47
Après plusieurs jours de combats meurtriers et l'échec d'un accord de cessez-le-feu, l'armée syrienne ‍a dit samedi ​avoir pris le contrôle du quartier de Cheikh Maqsoud à Alep et en ⁠avoir chassé les combattants kurdes. Un couvre-feu, décrété dans six quartiers, reste en vigueur. Les précisions de Diana Alboz, correspondante de France 24 à Damas.

Groenland : l'Europe a-t-elle les moyens de dissuader Donald Trump ?

10 janvier 2026 à 08:45

Moins d’une semaine après les nouvelles menaces de Donald Trump de prendre le contrôle du Groenland, un vent de panique souffle toujours sur le Vieux Continent. Loin de voir la pression retomber, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a dénoncé le 8 janvier des propos "extrêmement inquiétants", et appelé à "s’en tenir" au respect du droit international. La veille, Paris avait annoncé que le sujet figurait au menu d’une réunion prévue le même jour avec Berlin et Varsovie. Au cœur des discussions : la question de la réponse à apporter en cas d’action hostile de Washington contre ce territoire de 2 millions de kilomètres carrés appartenant à la couronne danoise.

A ce stade difficile toutefois de savoir ce qu’a précisément en tête l’administration américaine, qui n’a cessé de souffler le chaud et le froid quant à la nature de ses intentions. "Toutes les options sont toujours sur la table pour le président Trump", a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, le 7 janvier, tout en ajoutant que la "diplomatie" restait la première d’entre elles. Une chose est sûre : en cas d'opération militaire de la première puissance mondiale, difficile pour les Européens d’espérer tenir tête. "Il n'y a aujourd'hui ni les capacités militaires ni la volonté politique au niveau des Etats européens d'entrer dans un conflit avec les Etats-Unis", glisse un ancien diplomate européen.

Bien que faisant pâle figure face à des forces américaines dotées d’un budget hypertrophié (près de 900 milliards de dollars en 2025), les Européens sont-ils pour autant dépourvus de moyens de pression ? "Sur le plan économique, il existe des leviers, note Tara Varma, directrice du bureau parisien du German Marshall Fund of the United States (GMF). Car si les Européens sont très dépendants du marché américain, l’inverse est vrai aussi." Avec plus de 1 680 milliards d’euros d’échanges en 2024, les Etats-Unis et l’Europe restent en effet réciproquement les plus grands partenaires commerciaux.

"Bazooka commercial"

Entre autres dispositifs dans la caisse à outils européenne, son instrument anti-coercition (ACI), parfois surnommé de "bazooka commercial", dont s’est dotée l’UE en décembre 2023, et qui lui permet de coordonner rapidement des mesures de rétorsion. "Cela fait clairement partie de l’arsenal, confirme Sébastien Maillard, conseiller spécial de l'Institut Jacques Delors. En cas d’activation, cet instrument pourrait par exemple restreindre l’accès au marché européen à certaines entreprises américaines."

Un moyen de pression potentiel contre les géants de la tech, qui continuent de tirer une large part de leurs revenus du marché européen. En 2025, Apple a ainsi réalisé près de 27 % de son chiffre d'affaires en Europe, et Meta (qui regroupe Facebook, Instagram et WhatsApp) 23 % un an plus tôt. "L’Europe constitue un marché qui n’est pas nécessairement remplaçable pour eux, abonde Tara Varma. L’objectif serait de pousser les dirigeants de ces grandes entreprises à convaincre l’administration américaine de la nécessité de conserver des liens relativement apaisés." Ce ne serait pas la première fois que les Européens serrent la vis. En septembre, Google avait écopé d’une amende de près de 3 milliards d’euros pour violation des règles de concurrence, tandis que trois mois plus tard, le réseau social X, en écopait, lui, d’une de 120 millions d’euros sur fond de non-respect de la loi sur les services numériques (DSA), suscitant dans un cas comme dans l’autre l’ire de Washington.

Autre levier : diversifier progressivement les approvisionnements en gaz alors qu’au cours des deux premiers mois de 2025, le Vieux Continent représentait 65 % des exportations américaines de GNL (contre 48 % en 2024), afin d’accroître la pression sur les producteurs outre-Atlantique. Le 7 janvier dernier, l’eurodéputé danois Per Clausen a ainsi appelé au gel de l’accord commercial controversé conclu à la hâte l’été dernier entre Ursula von der Leyen et Donald Trump à Turnberry - qui prévoit entre autres un engagement européen à acheter pour 750 milliards de dollars de produits énergétiques américains d’ici 2028 en échange de droits de douane limités à 15 %.

Exercice d'équilibriste

Ce n’est pas l’unique option pour accroître le coût d’une action hostile de Washington. "Dans une logique dissuasive, les Européens pourraient réduire ou cesser les achats de bons du trésor américain, juge Yves Bertoncini, consultant en affaires européennes. Ce qui in fine se ressentirait sur les marchés financiers et pourrait accroître la pression." Actuellement, les pays européens, Royaume-Uni inclus, détiennent 2 360 milliards de dollars de dette américaine, soit près de 30 % des titres détenus par des acteurs situés en dehors des Etats-Unis.

Encore abasourdis par la brutalité du locataire de la Maison-Blanche, les Européens oseront-ils toutefois s’engager un rapport de force et prendre le risque de s’exposer à de lourdes représailles ? "Je reste sceptique, jauge un fin connaisseur de la diplomatie européenne. Dans un contexte où de nombreux pays dépendent encore des Etats-Unis pour assurer leur sécurité, l’utilisation de ces leviers économiques constitue un risque que beaucoup ne sont pas prêts à prendre."

A fortiori à l’heure où continue de s’intensifier la menace russe sur le Vieux Continent. "Les pourparlers en Ukraine influent sur la capacité des Européens à montrer les dents, résume Sébastien Maillard. Tout l’enjeu est de parvenir à contenir les Américains au Groenland, sans pour autant les perdre en Ukraine." La rencontre prévue la semaine prochaine entre le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, et les dirigeants du Danemark apportera sans doute de premiers éléments de réponse.

© REUTERS

Corée du Nord : pour Kim Jong-un, hors de question de subir le même sort que Nicolas Maduro

10 janvier 2026 à 07:45

La capture, le 3 janvier, du président vénézuélien Nicolas Maduro rend nerveux le régime nord-coréen. Sa crainte : voir son leader, Kim Jong-un, subir le même sort que le satrape de Caracas. D’où un communiqué au vitriol, dès le lendemain de l’opération américaine, par l’agence officielle KCNA, fustigeant un "acte hégémonique des Etats-Unis" ou encore une "violation grave de la souveraineté du pays" et une "atteinte flagrante à la Charte des Nations Unies et au droit international".

Pyongyang en a rajouté une couche le 5 janvier, à la faveur de tirs de missiles hypersoniques menés sous la supervision de Kim Jong-un. Ces lancements ont été présentés par les organes de propagande comme une "tâche stratégique très importante" pour maintenir et développer une "force de dissuasion nucléaire puissante et fiable" dans un contexte de "crise géopolitique et des événements internationaux complexes". Une allusion claire à l’arrestation de Nicolas Maduro et un message pour le président américain, Donald Trump : l’arsenal nucléaire de la Corée du Nord distingue la famille Kim du clan Maduro. Et il peut servir si nécessaire.

Pour les exégètes du régime nord-coréen, la réaction du régime prouve que la spectaculaire opération menée au cœur de la nuit sur Caracas a surpris Pyongyang. "Kim Jong-un constate une nouvelle fois la puissance et la menace que représentent les États-Unis, qui peuvent faire tout ce qu’ils veulent", observe Koh Yu-hwan, professeur d'études nord-coréennes à l'université Dongguk, à Séoul.

Une paranoïa compréhensible

Tout en étant convaincus que les États-Unis ne peuvent pas mener une telle opération contre eux, les dirigeants du Nord devraient renforcer davantage les contrôles internes pour faire face à toute éventualité et écarter le risque d’infiltrations au sein du pouvoir.

La prudence - voire la paranoïa - nord-coréenne peut se comprendre. Le Venezuela est un des rares pays d'Amérique latine à entretenir des liens diplomatiques avec son régime. Avant Nicolas Maduro, il y a eu le dictateur irakien Saddam Hussein, chassé du pouvoir par les Américains en 2003, et le tyran libyen Mouammar Kadhafi, renversé et tué en 2011 parce qu’il avait - selon les analystes nord-coréens - renoncé à son arsenal nucléaire. A la mort de Mouammar Kadhafi, la Corée du Nord avait interdit à ses ressortissants de l’étranger de rentrer au pays et avait renforcé les contrôles idéologiques internes. Le régime s’inquiétait des risques de troubles internes et avait jugé nécessaire de bloquer les informations sur la disparition du chef d'Etat Libyen.

Pyongyang n’oublie pas non plus que Donald Trump a envisagé pendant son premier mandat (2016-2020) des frappes préventives sur des sites sensibles nord-coréens afin de dissuader le pays de poursuivre son programme nucléaire et balistique - avant de se tourner vers des solutions diplomatiques pour tenter de négocier la dénucléarisation du pays. L’administration Trump a aussi commandité des opérations militaires secrètes sur le sol nord-coréen, révélées à travers l’échec d’une mission de la SEAL Team 6 des forces spéciales, menée au début de 2019 pour installer un système d’écoutes en Corée du Nord.

"Unité de décapitation"

Même si Séoul et Washington ont déclaré ne pas chercher à faire tomber le gouvernement nord-coréen, ces deux pays ont bien établi des stratégies visant à renverser Kim Jong-un. En 2017, l’armée sud-coréenne a créé une "unité de décapitation" sur le modèle de l’unité d’élite américaine Delta Force qui a capturé Nicolas Maduro. Sa mission : éliminer les dirigeants nord-coréens en cas de guerre. Des entraînements spécifiques sont régulièrement inclus dans les exercices annuels organisés par les deux alliés.

Face à ces menaces, le régime nord-coréen a modifié en 2022 sa loi sur la politique nucléaire. Désormais, l’usage des armes atomiques peut être décidé en cas d’attaque contre ses dirigeants. "Si les États-Unis éliminaient Kim Jong-un, le vice-président Pak Jong-chon, numéro 2 de la puissante Commission militaire centrale du Parti, hériterait du contrôle des armes nucléaires et lancerait une frappe contre les États-Unis, précise Cheong Seong-chang, de l’institut Sejong à Séoul. Et s’il était capturé, Pak Jong-chon ou Kim Yo-jong, sœur du dirigeant et directrice adjointe du Comité central du Parti, brandirait la menace de frappes nucléaires contre les États-Unis ou leur allié sud-coréen pour exiger le retour du leader."

L’affaire vénézuélienne donne ainsi l’opportunité à la propagande nord-coréenne d’insister sur l’idée que "malgré les difficultés économiques, le développement des armes nucléaires est justifié", complète Lim Eul-chul, de l’université Kyungnam. Le coup de force américain à Caracas interroge aussi sur les répercussions du coup de force américain à Caracas sur l’organisation d’un éventuel sommet Kim-Trump, envisagé en marge de la visite du président américain en Chine, prévue en avril. Michael Bosack, ancien de la Commission militaire d’armistice des Nations unies en Corée, estime que le régime "pourrait déterminer que c’est le refus de Nicolas Maduro de traiter avec Donald Trump qui a conduit à son arrestation, ce qui l’inciterait à changer de cap et à rouvrir les canaux de dialogue".

Koh Yu-hwan, de l’université Dongguk, rappelle toutefois que la situation a changé depuis le premier mandat de Donald Trump, quand le président américain menaçait de déchaîner sur la Corée du Nord le "feu et la furie". "Aujourd’hui, Kim Jong-un a achevé le développement de ses capacités nucléaires. Il peut même se permettre de refuser que la dénucléarisation soit un prérequis pour discuter."

Le "leader suprême" peut aussi compter sur le soutien de la Russie, avec laquelle il a signé en juin 2024 un accord de partenariat stratégique prévoyant une assistance mutuelle en cas d’agression. La Chine devrait aussi l’épauler. Pékin retisse les liens avec son allié historique nord-coréen, comme l’a montrée l’invitation de Kim Jong-un aux célébrations, en septembre, du 80e anniversaire de la victoire sur le Japon. Mais même protégé par son puissant parrain, une chose est certaine : Kim Jong-un ne baissera jamais la garde.

© via REUTERS

"Nous ne voulons pas être Américains" : les partis groenlandais réagissent aux menaces de Trump

10 janvier 2026 à 09:01
Dans une déclaration commune publiée vendredi soir, les cinq partis représentés au Parlement groenlandais ont déclaré que l’avenir du Groenland relevait exclusivement du choix des Groenlandais, en réaction aux propos de Donald Trump évoquant un possible recours à la "manière douce" ou "forte" pour acquérir l'île.

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