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Régulation de l'IA - La Corée du Sud choisit les muscles plutôt que la peur

Par :Korben
23 janvier 2026 à 15:24

Pendant qu’on s’écharpe en Europe sur comment réglementer l'IA, la Corée du Sud vient de siffler la fin de la récré chez elle. Nos amis Coréen viennent en effet de pondre leur première loi qui encadre l’intelligence artificielle (l’AI Act coréen, pour les intimes) et ce qu'on peut dire, c’est que leur approche est très très différente de la nôtre, vous allez voir.

En fait, chez nous, avec l’AI Act européen, on régule principalement par le "risque d’usage". Cela veut dire que si vous faites un outil pour du recrutement, de la santé ou du maintien de l’ordre, hop, vous tombez dans la catégorie "haut risque", et cela peu importe que votre IA tourne sur un Raspberry Pi ou un supercalculateur.

Alors oui l’UE a aussi ses seuils de calcul (les fameux 10^25 FLOPs ) pour identifier les modèles à "risque systémique", mais la base reste quand même l’usage. Les Coréens, eux, ont décidé de se simplifier la tâche en plaçant le curseur presque exclusivement sur ce qu’il y a sous le capot.

Leur critère magique c'est la puissance de calcul cumulée lors de l’entraînement. Et c'est cela qui leur permet de définir ce qu’ils appellent la "high-performance AI" (ou Frontier AI). Pour les devs, c’est un changement complet car si vous codez un petit outil IA bien foutu mais léger, vous aurez une paix royale. Vous esquiverez une paperasse infinie ou de la mise en conformité bloquante si votre projet ne dépasse pas les seuils techniques fixés par le MSIT (le ministère coréen de la science et des TIC).

Et c’est d’ailleurs ce qui rend leur approche très orientée innovation. Le gouvernement coréen a d'ailleurs été très clair : le but n’est pas de bloquer le développement mais de poser un cadre de confiance. Ils ont même prévu une période de grâce d’au moins un an sans aucune sanction administrative le temps que tout le monde s’adapte. Et même après ça, on est loin du climat carcéral car il n'y a pas de sanctions pénales prévues dans cette loi, mais juste des ordres de correction et des amendes plafonnées à 30 millions de won (environ 21 000 euros) si vous ignorez les injonctions.

J’avoue, j’ai dû relire trois fois le texte pour piger la subtilité, mais le diable se cache dans les FLOPS. Parce qu'au moment où j'écris cet article, il n'y a actuellement aucune entreprise en Corée qui dépasse les seuils de puissance de calcul qui rentrent dans le cadre de leur loi. Même Naver, leur géant de la Tech local est loin de ça . C’est dire si la marge est grande.

Après côté transparence, c’est plus classique mais efficace car tout contenu généré par IA qui pourrait être confondu avec la réalité (les deepfakes, pour faire court) doit être clairement indiqué. C’est le minimum syndical aujourd’hui, vous allez me dire, mais là encore, ils ont eu le nez creux en excluant les usages personnels ou non commerciaux du cadre réglementaire, histoire de ne pas fliquer le moindre mème rigolo.

Voilà... alors on va voir qui de la méthode "compteur de tours" ou "check-list de risques" gagne la course, mais bon j'ai ma petite idée. En Europe, on a tendance à vouloir tout border par secteur, alors qu’en Corée, visiblement, ils préfèrent économiser du temps et de l'énergie en surveillant uniquement les gros muscles et en laissant les petits grandir sans les emmerder.

Et même si je ne connais pas du tout l'écosystème tech coréen, force est de constater que leur vision a l'air sacrément plus pragmatique pour l’écosystème tech que la notre.

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Quand 2 frangins construisent une IA vidéo dans leur garage

Par :Korben
23 janvier 2026 à 14:37

Un modèle text-to-video open source, gratuit et capable de tourner ailleurs que sur un supercalculateur de la NASA ?

J'avoue, j'ai cru au fake en découvrant le truc, surtout quand on voit la puissance de feu qu'il faut chez OpenAI (Sora) ou Google (Veo) pour sortir le moindre clip de 3 secondes. Mais BON, parfois, il suffit de deux frères motivés pour bousculer un peu les géants de l'IA.

Et c'est 2 frères, ce sont Sahil et Manu Chopra, qui depuis l'automne 2022 bosse avec acharnement sur leur modèle de génération de vidéos baptisé Linum .

Leur histoire est assez dingue et c'est pour ça que je vous la raconte aujourd'hui. En fait, au début, ils ont fait comme tout le monde. C'est à dire qu'ils ont essayé de bidouiller Stable Diffusion XL pour lui faire cracher de la vidéo. Ils ont fini par mettre au point une extension un peu "hacky" basé sur un modèle image, sauf que ça ne marchait pas très bien.

Enfin si, ça sortait des GIFs d'une seconde en 180p pour Discord mais pas vraiment de quoi faire trembler Hollywood et Matthew McConaughey (lol). Le problème, c'est que les VAE (les encodeurs d'images) ne comprennent rien au temps qui passe, alors ils traitent chaque frame indépendamment et ça donne cet effet de scintillement insupportable qu'on retrouve dans pas mal de générateurs vidéo libre ou open source.

Du coup, ils ont pris une décision radicale. Tout foutre à la poubelle et repartir de zéro !

Ils ont donc passé deux longues années à batir Linum v2 "from scratch". Cela veut dire qu'il ont du trouver les données, entraîner des modèles de vision pour filtrer le dataset, mettre manuellement des légendes sur des milliers de vidéos, gérer les clusters de GPU... et j'en passe !

Et à la clé de tout ce travail, ils ont fini par obtenir un modèle de 2 milliards de paramètres (ce qui est minuscule pour de la vidéo, je tiens à le dire) capable de générer des clips de 2 à 5 secondes en 720p !

Et le plus beau c'est que c'est sous licence Apache 2.0 donc en open source.

Pour réussir cette prouesse, ils n'ont pas eu d'autre choix que d'être malins.

Par exemple, ils ont choisi d'utiliser le VAE de Wan 2.1 (qui gère très bien la compression temporelle) pour ne pas réinventer la roue sur cette partie. Leur vision en fait, c'est de voir ces modèles comme des "moteurs de rendu inversés". Au lieu de placer des polygones et des lumières comme dans Blender, vous décrivez la scène et le modèle fait le reste.

Linum est un modèle encore jeune et la physique est parfois aux fraises puis ça manque de son mais pour une équipe de deux personnes face à des boîtes qui ont des milliards de budget, le résultat est plutôt pas mal. Faut saluer le taf !

Donc si vous avez une machine qui tient la route (ou un bon cloud) et quelques compétences techniques, sachez que les poids sont disponibles sur Hugging Face si ça vous chauffe .

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Poison Fountain - La résistance s'organise pour empoisonner les IA

Par :Korben
23 janvier 2026 à 14:15

On croirait encore lire le scénario d'un nouveau Terminator, mais pour une fois, ce n'est pas de la science-fiction. Tenez vous bien, il y a actuellement ne résistance souterraine qui est réellement en train de s'organiser pour lutter contre les géants de l'IA.

Leur nom de code : "Poison Fountain".

Je suis tombé sur cet article de Craig Smith chez Forbes que je vous invite à lire et qui détaille ce mouvement d'un nouveau genre. Alors pour le moment, ça tient plus du manifeste un peu énervé que du logiciel de résistance clé en main, mais l'intention est claire. Ce que veut faire Poison Fountain c'est "miner" le web avec des données piégées pour que les prochaines générations d'IA s'intoxiquent en les ingérant.

Leur méthode repose sur des outils comme Nightshade , dont je vous ai déjà parlé, avec lequel vous prenez une image, disons une vache et l'outil modifie les pixels de façon invisible pour l'œil humain, de sorte que l'IA l'interprète ça comme... un camion. Alors que nous, avec nos petits yeux nous voyons toujours Marguerite.

Ainsi, si un modèle avale trop de ces données corrompues, il ne devient pas juste moins performant, mais commence également à faire des associations délirantes. C'est le principe du data poisoning et si Poison Fountain parvient à encourager massivement cette pratique, les crawlers d'OpenAI ou Google vont avoir des sueurs froides.

Bon, il ne faut pas s'emballer non plus car nettoyer un dataset contaminé est un enfer technique (il faut parfois tout réentraîner), mais les ingénieurs en face ont de la ressource. Ils finiront probablement par filtrer plus agressivement ou par se rabattre sur des données certifiées et sous licence. C'est plus cher, c'est moins frais, mais c'est la parade logique.

En tout cas, c'est le genre de dérive que craignait Geoffrey Hinton en quittant Google sauf que la perte de contrôle n'est pas accidentelle mais provoquée volontairement par des artistes et des activistes.

Alors est-ce du cyber-vandalisme comme l'a été le DDoS à une époque, ou est-ce de la légitime défense ?

Le débat est lancé, tout comme la guérilla de la data !

OpenTTD 12.0 - Le jeu de transport ultime s'offre une mise à jour majeure

Par :Korben
23 janvier 2026 à 12:30

Vous connaissez OpenTTD ?

Open Transport Tycoon Deluxe ? Non ?

Bon alors pour les deux du fond qui dorment près du radiateur, OpenTTD est un clone open source du jeu culte de Microprose, « Transport Tycoon Deluxe » (1995). Le principe est simple : vous êtes à la tête d'une société de transport et votre but est de faire un max de bénéfices en trimballant des passagers et des marchandises par train, camion, bus, avion ou bateau.

C'est un peu le SimCity du transport quoi.

Bref, ce jeu est un monument. Et la bonne nouvelle, c'est qu'il est toujours vivant ! Mieux que ça, il vient de sortir en version 12.0 (et depuis la 13, 14...) et c'est une mise à jour qui change tout.

Le gros morceau de cette version, c'est le multijoueur. Fini la galère de l'ouverture de ports sur votre box internet ! Les développeurs ont enfin intégré un système qui gère ça tout seul. Vous lancez le serveur, vous filez le code d'invitation à vos potes, et hop, c'est parti. On peut même créer des serveurs "privés" uniquement accessibles via ces codes.

Autre truc qui va faire plaisir aux moddeurs fous : la limite des NewGRF (les fichiers qui ajoutent des graphismes, des véhicules, etc.) passe de 64 à 255. Autant dire que vous allez pouvoir modder votre jeu jusqu'à ce qu'il ne ressemble plus à rien.

Ah et un détail qui n'en est pas un, on peut enfin construire des rivières en diagonale en maintenant la touche CTRL. Ça parait con dit comme ça, mais pour les esthètes du terraforming, c'est une révolution.

Si vous aimez ce genre de simulation, je vous conseille aussi de jeter un œil à Simutrans qui est dans la même veine, ou encore à la communauté incroyable qui maintient SimCity 4 en vie depuis 22 ans . C'est fou ce que l'open source et les passionnés peuvent faire.

D'ailleurs si vous cherchez d'autres pépites du genre, j'avais listé plus de 1500 clones open source de jeux cultes. Y'a de quoi s'occuper pour les 10 prochaines années.

Bref, OpenTTD c'est gratuit, c'est dispo sur Windows, macOS, Linux et même Android, et c'est toujours aussi addictif.

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Article publié initialement le 7 décembre 2006 et mis à jour le 23 janvier 2026. 20 quand même ^^.

La Maison Blanche utilise l'IA pour transformer une opposante en "femme hystérique"

Par :Korben
23 janvier 2026 à 11:35

Vous pensiez avoir tout vu avec les manipulations d'images ? Les générateurs de mèmes, les filtres rigolos, tout ça... Bon, on rigole bien entre potes. Sauf que là, c'est la Maison Blanche qui s'y met et tristement c'est pas pour faire du "lol".

Je vous explique le délire. Jeudi dernier, l'administration Trump a voulu crâner sur les réseaux sociaux. Ils ont annoncé l'arrestation de plusieurs manifestants qui avaient perturbé un office religieux dimanche dernier à Cities Church (St. Paul). Ils protestaient contre un pasteur, David Easterwood, qui serait également le directeur par intérim de l'antenne locale de l'agence fédérale U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE).

Jusque-là, de la politique classique. Mais là où ça dérape sévère, c'est quand ils ont balancé la photo de l'une des personnes arrêtées. La dame en question s'appelle Nekima Levy Armstrong et c'est pas n'importe qui. Avocate des droits civils, ancienne présidente du chapitre de Minneapolis de la NAACP. Elle est une figure très respectée. Sur la photo originale de son arrestation, elle a un visage neutre. Digne.

Sauf que la Maison Blanche a trouvé ça trop "calme" sans doute. Alors ils ont diffusé une version de la photo manipulée numériquement pour la transformer complètement.

Résultat, sur l'image postée par le compte officiel @WhiteHouse, on voit Nekima Levy Armstrong en train de sangloter à chaudes larmes. Genre gros bébé qui chiale. Et c'est là que le venin se diffuse car ce n'est pas juste une modification esthétique.

C'est carrément une manipulation symbolique dégueulasse !

A gauche la photo IA, à droitela VRAIE photo

En faisant ça, ils activent un vieux levier bien rance : le stéréotype de la "Sapphire" ou de la " Angry Black Woman ". C'est un genre d'hyperbole qui trouve ses racines dans les représentations caricaturales du XIXe siècle (les fameux minstrel shows ) avant d'être codifié au XXe siècle.

L'idée c'est de présenter les femmes noires comme des êtres intrinsèquement hystériques, incapables de se contrôler, qui hurlent et chouinent pour un rien. C'est une technique de déshumanisation pure et simple. La Maison Blanche a transformé une opposante politique digne en caricature pleurnicharde pour lui ôter toute crédibilité.

Et quand les journalistes ont demandé des comptes, le service de presse de la Maison Blanche a renvoyé vers un post sur X de Kaelan Dorr (directeur adjoint de la communication) dont la réponse est glaciale : "L'application de la loi continuera. Les mèmes continueront." Hop. Circulez, y'a rien à voir. C'est assumé. Ils manipulent l'information, déforment la réalité pour servir un discours politique, et ils appellent ça un "mème".

Putain, que ces gens sont à vomir.

Le fond de l'histoire maintenant, c'est que ces gens demandaient justice pour Renee Good, une mère de famille abattue par un agent de l'ICE le 7 janvier dernier. L'administration invoque la légitime défense, mais des vidéos et des analyses contestent fermement cette version. Ce sont des vies brisées, des tragédies réelles et en face, on a un gouvernement qui s'amuse avec des outils IA pour transformer la douleur et la dignité en "blague" raciste.

Y'a vraiment de quoi se taper la tête contre les murs. Ça me rappelle un peu les dérives qu'on voit avec les IA qui manipulent les émotions pour du business ou de la politique. Cette technologie devrait faire avancer la science et booster la productivité mais pour l'instant, dans les mains de certains, ça sert surtout à industrialiser la haine et à maquiller le mensonge. Comme le dit souvent Mikko Hyppönen, si c'est intelligent, c'est vulnérable et là c'est pas de l'IoT, mais notre perception de la réalité déjà bien fragilisée depuis quelques années, qui est visée.

Voilà... quand la technologie sert à fabriquer de la désinformation d'État, il est grand temps, je pense, de se réveiller. Donc restez aux aguets les amis, parce que les fascistes, eux la vérité, ils s'en tamponnent le coquillard.

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Johan Helsingius - L'homme qui planquait 700 000 vies secrètes dans sa cave

Par :Korben
23 janvier 2026 à 10:00
Cet article fait partie de ma série spéciale hackers . Bonne lecture !

Imaginez un monde sans Google, sans Facebook, où pour se connecter, il faut débrancher le téléphone et écouter la symphonie stridente d'un modem 56k. Nous sommes en 1992... Quelque part à Helsinki, dans une cave mal ventilée, un ingénieur finlandais s'apprête à lancer un petit script Perl qui va faire trembler la planète entière. Johan Helsingius, ou "Julf" pour les intimes, vient de créer le premier grand service d'anonymat du Web : anon.penet.fi.

J'ai toujours eu une fascination pour ces pionniers qui ont bâti le Web avec trois bouts de ficelle et Julf est l'archétype du héros cypherpunk. Ce type, qui a étudié la musique avant de devenir un pilier du réseau, a notamment fondé EUnet Finlande, le premier FAI commercial du pays. Et tenez-vous bien, c'est lui qui a aussi aidé à tirer les premiers câbles pour connecter l'Union Soviétique à Internet. Rien que ça !

En 1992, alors qu'il traîne sur les newsgroups Usenet (l'ancêtre de Reddit ^^), une discussion éclate : doit-on obligatoirement signer ses messages de son vrai nom ? Pour Julf, c'est un "non" ferme et définitive, alors plutôt que de débattre pendant des heures, il fait ce que tout bon hacker fait et il code une solution. Il lance son serveur en octobre 1992 et c'est ce qu'on appelle un "remailer de type 0".

Concrètement, vous envoyez un mail à "pingouin@anon.penet.fi", le serveur efface votre nom et votre IP, vous attribue un pseudo genre "an1234" et transfère le message. Et voilà, le tour est joué !

Et la vraie révolution, c'est surtout que ça marchait dans les deux sens... Ainsi, si on répondait à "an1234", le serveur renvoyait le courrier dans votre vraie boîte. C'était la première fois qu'on pouvait avoir une conversation suivie tout en restant un fantôme.

Le genre de bécane qui faisait tourner le monde en 93

Le succès de son service a été immédiat et assez violent. En quelques mois, le petit serveur gérait plus de 10 000 messages par jour. Et au moment de sa fermeture, on comptait pas moins de 700 000 comptes enregistrés. C'est énorme pour l'époque ! On y trouvait des gens qui voulaient juste discuter tranquillement, mais aussi des victimes de violences conjugales, des groupes de soutien et des lanceurs d'alerte.

Perso, je trouve ça dingue quand on y repense. Et c'est là que les emmerdes arrivent car parmi les utilisateurs les plus actifs, on trouvait les critiques de l'Église de Scientologie. En 1995, la secte contre-attaque avec l'affaire "Miss Blood". Ils affirment qu'un utilisateur (identifié sous le pseudo "-AB-") a volé des fichiers secrets. Ils mettent alors Interpol et la police finlandaise dans la boucle et les flics débarquent chez Julf le geek juste parce qu'une secte américaine a fait son petit caprice.

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Car oui, le système de Julf avait une faille mortelle : c'était un système centralisé. Pour que ça marche, le serveur devait garder une table de correspondance entre les vrais mails et les pseudos donc s'il donnait la base, il grillait 700 000 personnes. Julf a tenu bon et a négocié comme un chef, acceptant de ne révéler qu'une seule identité pour sauver toutes les autres. Mais la leçon était apprise : l'anonymat centralisé ne peut pas résister à la pression légale.

Comme si ça ne suffisait pas, la presse s'en est mêlée avec un article délirant de The Observer accusant le service d'héberger 90% de la pédopornographie mondiale. C'était techniquement impossible car le serveur avait une limite de 16 Ko par message, pile de quoi bloquer les images binaires de l'époque mais le mal était fait.

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Alors le 30 août 1996, Julf annonce la fermeture. Le service s'arrête définitivement en septembre, laissant un vide immense mais pavant la voie aux outils modernes comme Tor. D'ailleurs, si vous voulez creuser le sujet, j'avais publié un guide pour créer votre relais Tor ou encore comment utiliser Tor avec Thunderbird .

Et aujourd'hui, Julf continue de bosser dans la tech, mais son héritage le plus fort reste ces trois années folles. Alors la prochaine fois que vous utilisez un VPN ou Signal, ayez une petite pensée pour l'homme qui, seul avec son 486 dans une cave finlandaise, a offert un masque à des centaines de milliers de visages juste par principe.

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Windows a enfin sa CLI pour les développeurs d'apps

Par :Korben
23 janvier 2026 à 09:08

Développer une application pour Windows quand on n'utilise pas Visual Studio, c'est un peu comme essayer de monter un meuble Conforama sans la notice et avec des outils en plastique.

Faut jongler avec les SDK, se battre avec des manifestes XML (l'enfer sur Terre ces trucs), générer des certificats dans tous les sens... Bref, c'est souvent la croix et la bannière. Et Microsoft, dans sa grande bonté (si si, ça arrive), s'est dit qu'il était temps d'arrêter de torturer les développeurs.

Du coup, ils viennent d'annoncer en petite pompe la sortie en preview publique de winapp, un nouveau CLI open source conçu pour simplifier tout ce bazar.

Avouez que vous avez lu Winamp ? Ahahah, hé bien non !

Avec ce truc, que vous soyez un développeur Web à fond dans Electron, un vétéran du C++ qui vit dans CMake, ou que vous bossiez en Rust ou Dart, cet outil va grave vous mâcher le travail.

Exit la configuration manuelle de l'environnement qui prend trois plombes, notamment grâce à la commande winapp init.

Cet outil s'occupe de tout, c'est fou : il télécharge les SDK nécessaires, génère les projections (C++/WinRT pour commencer) et configure votre projet. Hop, c'est réglé. Je trouve ça quand même plus sympa que de se taper toutes les étapes à la main avec le risque de se foirer tous les deux clics.

Mais là où c'est vraiment cool, c'est pour le débogage.

Vous savez ces API modernes de Windows telles que les notifications ou les fonctions IA qui nécessitent que votre application ait une "identité de paquet" (ça me rappelle une blague de Bigard, tiens..) ? Hé bien avant, pour tester ça, il fallait empaqueter et installer l'application complète. C'était une perte de temps monumentale.

Mais maintenant, avec winapp create-debug-identity, vous injectez cette identité directement dans votre exécutable. Ça vous permet de continuer à coder et de déboguer votre code spaghetti normalement, sans casser votre boucle de développement. Rien que pour ça, ça vaut le détour !

Bienvenue au XXIe siècle les dev M$ !

L'outil gère aussi la création des manifestes et des certificats de développement. Plus besoin de chialer durant des heures devant un fichier appxmanifest.xml invalide. Vous pouvez même générer un certificat auto-signé en une commande pour tester vos paquets localement.

Et pour les amis qui font de l'Electron, Microsoft a pensé à vous avec un paquet npm dédié.

npm install --save-dev @microsoft/winappcli

Ça permet d'intégrer des fonctionnalités natives ou de l'IA directement dans votre app Electron, et de lancer le tout avec un simple npm start qui gère l'identité du paquet via winapp node add-electron-debug-identity. C'est propre, hein ?

Maintenant, pour installer la bête sur votre machine, un petit coup de WinGet :

winget install microsoft.winappcli

Et vous m'en direz des nouvelles. Alors bien sûr, c'est encore en preview ET c'est dev par Microsoft, donc il y a sûrement des petits bugs qui traînent, mais l'intention est là et ça fait plaisir de les voir s'ouvrir un peu plus aux workflows qui sortent de leur écosystème fermé habituel.

Voilà, si vous voulez tester, le code est dispo sur GitHub et ils attendent vos retours.

Amusez-vous bien !

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Comment votre imprimante vous espionne (et comment le vérifier)

Par :Korben
23 janvier 2026 à 08:48

Vous pensiez que votre imprimante de bureau était juste un objet d'un autre temps qui enchaine des bourrages papier toute la journée et vous réclame de l'encre hors de prix comme un enfant qui attend sa têtée ? Ben va falloir revoir vos priorités niveau paranoïa, parce que c'est bien plus que ça !

Une enquête du Washington Post vient en effet de révéler comment le FBI a identifié un de leurs lanceurs d'alerte grâce aux logs d'impression de son employeur. Aurelio Luis Perez-Lugones, spécialiste IT pour un sous-traitant du gouvernement américain, aurait fait des captures d'écran de documents classifiés dans un SCIF (ces salles ultra-sécurisées où même votre téléphone n'entre pas), puis les aurait collés dans Word avant de les imprimer.

Et comment ils l'ont su ?

Hé bien il semblerait que les logs d'impression de sa boîte aient joué un rôle clé dans l'enquête, en complément des caméras de vidéosurveillance, bien sûr.

Car oui, ces systèmes ne se contentent pas de noter "Jean-Michel a imprimé 47 pages le 15 janvier". Non, ils peuvent stocker le contenu intégral des documents, les métadonnées, l'heure exacte, le poste de travail utilisé...etc. En gros, votre patron sait exactement ce que vous avez imprimé, et depuis combien de temps vous essayez de photocopier votre CV en douce.

Mais le plus flippant dans cette histoire, c'est que ça ne s'arrête pas aux logs réseau puisque même votre imprimante perso à la maison, elle-même, peut vous balancer, et cela depuis des décennies...

Vous avez déjà entendu parler des révélations d'Edward Snowden sur la surveillance de masse ? Ben là, c'est pareil, mais en version papier.

En effet, depuis les années 80, la plupart des imprimantes laser couleur intègrent un système de traçage appelé Machine Identification Code (MIC). Grâce à ce système, chaque page que vous imprimez contient une grille quasi-invisible de points jaunes d'environ 0,1 millimètre, espacés d'un millimètre. Ces points encodent le numéro de série de votre machine et la date/heure d'impression, ce qui fait que n'importe quel document imprimé peut être relié à une imprimante spécifique.

C'est discret, faut de bons yeux.

Le Chaos Computer Club et l'EFF ont documenté ce système depuis des années et l'EFF maintient même une liste des fabricants qui utilisent ces mouchards (spoiler : la plupart des grandes marques y sont).

Comment vérifier si votre imprimante vous espionne

Première étape : imprimez une page avec du contenu coloré sur fond blanc. Ensuite, examinez-la sous une lumière bleue ou un microscope et là vous verrez probablement une grille de points jaunes, à peine détectables à l'œil nu.

Pour les plus techniques d'entre vous, l'outil DEDA (Dot Evidence Documentation and Analysis) développé par l'Université Technique de Dresde permet d'analyser et même d'anonymiser ces traces.

Comment auditer les logs d'impression en entreprise

Si vous êtes admin réseau ou simplement curieux de savoir ce que votre boîte enregistre, voici où chercher :

Sur Windows Server, direction la console de gestion d'impression. Les logs sont généralement dans l'Observateur d'événements sous "Applications et services" > "Microsoft" > "Windows" > "PrintService". Activez les logs "Operational" si ce n'est pas déjà fait.

Sur les imprimantes réseau, accédez à l'interface web d'administration (généralement l'IP de l'imprimante dans un navigateur). Cherchez une section "Logs", "Journal" ou "Historique des travaux". Certains modèles HP Enterprise ou Xerox stockent des semaines entières de données.

Sur les serveurs d'impression centralisés type PaperCut ou Equitrac, c'est la fête car ces solutions peuvent stocker énormément de données, du nom d'utilisateur jusqu'au contenu OCR des documents scannés si des modules ou intégrations spécifiques ont été activés.

Comment limiter ces traces

Pour les points jaunes, DEDA propose un mode d'anonymisation qui ajoute du bruit dans le pattern. C'est pas parfait, mais ça complique sérieusement le traçage !

Après pour les logs réseau, c'est plus compliqué... En entreprise, vous n'avez généralement pas le contrôle. Par contre, si c'est chez vous, désactivez simplement la journalisation dans les paramètres de votre imprimante et évitez les services cloud des fabricants.

Ah et une dernière chose : si vous imprimez des documents sensibles mes petits lanceurs d'alertes préférés, privilégiez une imprimante laser noir et blanc d'occasion payée en cash. Les modèles monochromes n'ont pas les fameux points jaunes, et une machine sans historique réseau, c'est une machine qui ne parle pas.

Encore une fois c'est difficile de lutter contre cette surveillance généralisée, mais au moins maintenant vous savez que votre imprimante n'est pas qu'un simple périphérique !

C'est potentiellement le meilleur indic de votre bureau !

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Textarea - Un éditeur de texte qui vit sa meilleure vie dans son URL

Par :Korben
22 janvier 2026 à 18:59

Ah ils sont chaud bouillants les développeurs en ce moment ! Surtout quand je tombe sur une pépite comme textarea , je me dis que la recherche des choses simples façon Herta a encore de beaux jours devant elle.

J'sais pas si on peut le qualifier d'éditeur le plus minimaliste du monde mais c'est sûr qu'il n'y a pas de chichi ni de menus à rallonge dedans... Cet outil vit côté client dans votre navigateur et sa particularité c'est qu'il peut stocker ce que vous écrivez directement dans le "hash" (#) de l'URL. En gros, vous tapez votre prose, et hop, l'adresse dans votre barre de navigation s'allonge au fur et à mesure, contenant toutes vos données compressées.

https://textarea.my/#U1YITswpLVHISS1WSMzNLOZyLM3KLy1KUc8ozdRRyM9TKEktLkkFkhUliUWpiQqpQKWJCmWZqQpAcYWk1JycVAVFRQA=

Vos notes resteront au chaud dans votre localStorage (soumis aux quotas habituels de votre navigateur) ainsi que dans cette fameuse URL que vous pouvez copier-coller pour partager votre texte. Textarea utilise l'algorithme deflate pour compresser vos données, ce qui lui permet de maximiser ce qu'on peut faire tenir dans une URL avant de venir heurter la limite de longueur du navigateur.

L'interface de textarea.my - difficile de faire plus épuré ( Source )

Si vous avez déjà goûté à d'autres éditeurs "Distraction-Free", vous savez à quel point c'est reposant pour l'esprit de ne pas avoir 50 boutons qui clignotent partout. Et comme ici, on est sur du pur Markdown, vous pouvez même bidouiller le style de votre document en modifiant l'élément `` via les DevTools. Et si vous maîtrisez la syntaxe, sachez que l'outil gère même quelques paramètres de style directement dans l'URL. C'est pas piqué des vers !

Le truc marrant dans cet éditeur c'est son /qr qui lorsque vous l'ajoutez à la fin de l'URL vous permet d'avoir un joli QR Code de votre note. Comme ça y'a plus qu'à le scanner et hop, vous avez le document. Pratique pour transférer une note sur votre mobile sans vous embêter avec un service de synchro quelconque.

Voilà, je vous laisse essayer ça, et vous m'en direz des nouvelles. C'est dispo en open source sur GitHub en cliquant ici .

Écrivez bien !

Pipenet – L'alternative moderne à localtunnel

Par :Korben
22 janvier 2026 à 14:31

Si vous avez déjà galéré à rendre accessible votre serveur web local à des testeurs externes... Ne désespérez plus car aujourd'hui, je vais vous présenter Pipenet , un petit utilitaire qui va vous changer la vie !

On a tous connu ce moment où on veut montrer une démo à un client ou tester un webhook et en général c'est à ce moment là que le drame se produit ! Configuration de la box, pare-feu qui fait la tête, redirection de ports qui ne veut rien savoir... Grosso merdo c'est la fin de votre productivité pour la matinée !

Mais grâce à l'équipe de glama.ai qui a codé cette alternative au bon vieux localtunnel, vous allez pouvoir exposer vos services locaux sur Internet en un clin d'œil. Et ce qui est cool c'est que contrairement à d'autres solutions qui deviennent vite limitées ou payantes, Pipenet vous laisse un contrôle total ! C'est ça la pwouiiiissance du logiciel libre !

Pour ceux qui se demandent ce qu'est exactement un tunnel TCP, c'est simplement un pont entre votre machine et le reste du monde !

Mais attention ! La sécurité (chiffrement et auth) dépend de la configuration ! Ça tombe bien puisque Pipenet supporte bien sûr le HTTPS et possède des options pour sécuriser votre propre serveur !

Il fait ça particulièrement bien en utilisant une architecture client et serveur. Vous pouvez donc utiliser leur serveur public par défaut (pipenet.dev) ou carrément héberger votre propre infrastructure de tunneling ! C’est top pour la confidentialité si vous pouvez l'auto-héberger !

Pour l'install, si vous avez Node.js, une simple commande suffit pour commencer à exposer votre port 3000 !

npx pipenet client --port 3000

Et voilà, votre application devient alors accessible via https://abc123.pipenet.dev.

C'est aussi simple que ça ! Et si vous voulez un sous-domaine spécifique (parce que c'est plus classe), il suffit de leur demander (sous réserve de disponibilité évidemment) !

Mais là où Pipenet se démarque vraiment par rapport à la concurrence, c'est son approche pensée pour les environnements cloud ! Il supporte par exemple le multiplexage sur un seul port (via l'option --tunnel-port) ce qui est top pour les déploiements sur des plateformes comme Fly.io ou dans des conteneurs Docker où la gestion des ports peut vite devenir casse bonbon !

Vous pouvez même l'intégrer directement dans vos propres outils grâce à son API et c'est d'ailleurs ce qu'a fait glama.ai avec son outil mcp-proxy pour connecter des serveurs MCP locaux avec des clients IA distants ! Et si vous voulez savoir si Pipenet supporte le streaming ou les WebSockets... Hé bien la réponse est oui !

Ce petit pépère gère le trafic basé sur HTTP, y compris le SSE , donc pour tout ce qui est streaming et connexions full duplex WebSocket, c'est OK.

Pipenet est l'évolution moderne des outils comme Pagekite ou localtunnel et c'est un choix excellent pour la plupart des usages que je viens d'évoquer !

Amusez-vous bien !

Source

Bookokrat - Le lecteur EPUB pour les accros du terminal

Par :Korben
22 janvier 2026 à 12:49

Vous vous souvenez de l'époque où rien que de lire un texte sur un écran noir suffisait à notre bonheur ? C'était un temps où chaque pixel comptait et où la souris était encore en option... Alalala, hé bien, pour ceux qui ont gardé cette âme pure ou qui passent la plupart de leur temps dans un shell, je vous ai déniché Bookokrat , un lecteur EPUB conçu EXCLUSIVEMENT pour votre terminal.

Vous allez voir c'est super pour lire des livres pendant le boulot discretos ^^.

L'outil propose une interface en "split-view" avec les EPUB de votre répertoire courant à gauche et votre lecteur à droite. Et malgré le côté austère du terminal, Bookokrat ne fait pas de compromis puisqu'il gère comme un chef le MathML pour les formules mathématiques et affiche même les images !

Attention toutefois, le rendu dépendra de votre terminal. Par exemple sur Kitty, Ghostty ou iTerm2 c'est le top ! Mais sur Alacritty ce sera un peu moins bien, quand au Terminal.app de macOS qui ne supporte pas bien les protocoles graphiques, je vous laisse imaginer la lose.

Côté navigation, c'est du classique avec des raccourcis inspirés de Vim (hjkl pour les intimes ^^) afin de scroller, changer de chapitre ou chercher dans le texte. L'outil gère aussi les signets automatiques ce qui est pratique quand on n'a pas le temps de finir "Guerre et Paix" d'une traite et vous pouvez même ajouter des notes directement dans le texte pour ne rien oublier.

Y'a aussi un "zen mode" (Ctrl + z) pour ceux qui ont du mal à se concentrer, même si je trouve qu'il est un peu inutile, et comme c'est codé en Rust, c'est fluide de fou !

Maintenant, pour l'installer, c'est facile... Sous macOS, un coup de Brew :

brew install bookokrat

Sinon, via Cargo :

cargo install bookokrat

Voilà si vous cherchez un moyen propre de lire vos ebooks sans quitter votre shell, Bookokrat fera grave bien le taff. Puis je trouve que ça redonne un petit goût de nostalgie façon Edit à la lecture et c'est pas pour me déplaire.

LockTransfer et LockFiles – La sécurité des fichiers en entreprise, version française

Par :Korben
22 janvier 2026 à 12:10
-- Article en partenariat avec LockSelf --

Il faut bien se rendre à l'évidence qu'une bonne partie des fuites de données en entreprise passent par des fichiers mal sécurisés. Par exemple ce fameux document Excel avec les salaires qui traîne sur le serveur depuis 2019, le ZIP envoyé via WeTransfer "parce que c'est plus simple", ou encore le dossier client partagé sur Google Drive avec le lien accessible à quiconque a l'URL.

Bref, c'est le Far West total en matière de sécurité et de confidentialité !

Maintenant si vous avez lu mon article sur LockPass (le gestionnaire de mots de passe certifié ANSSI), vous savez déjà que LockSelf fait les choses sérieusement. Et c'est pourquoi, aujourd'hui je vais vous présenter deux autres de leurs outils : LockTransfer pour les fichiers en transit, et LockFiles pour les fichiers au repos.

Le problème c'est que vos collègues et autres collaborateurs ne sont pas stupides. Tout ce qu'ils veulent, c'est bosser efficacement. Alors quand l'outil officiel de l'entreprise est une usine à gaz, ils se rabattent sur leur Dropbox perso, sur un WeTransfer, ou pire encore. C'est ce qu'on appelle le Shadow IT, et pour les RSSI c'est le cauchemar absolu.

Heureusement, LockTransfer règle tout ça en proposant un système d'envoi de fichiers chiffrés de bout en bout, avec un plugin Outlook/Office 365 qui s'intègre direct dans votre l'environnement de travail de vos collaborateurs. Comme ça, vous envoyez votre pièce jointe sensible, et elle part chiffrée avec une authentification forte vers le destinataire (2FA, PIN). Voilà, c'est aussi simple que ça, et surtout, y'a plus besoin de chercher des alternatives douteuses.

Au niveau de la sécurité, LockTransfer ne fait pas les choses à moitié et permet à la DSI de garder la main sur ce qui circule. Vous pouvez définir des restrictions globales pour toute la boite ou laisser de la souplesse par groupe d'utilisateurs. Ça va de la gestion des gros fichiers à la limitation du nombre de téléchargements, en passant par les dates d'expiration automatiques ou l'obligation de mettre un mot de passe. Et le plus important : tout est archivé (jusqu'à 10 ans si besoin) et tracé dans le dashboard. Vous savez donc exactement qui a partagé quoi, quand et avec qui. C'est indispensable pour la gouvernance et ça évite les mauvaises surprises.

Un autre gros point fort de LockTransfer, c'est les boîtes de dépôt. Vous pouvez créer un espace sécurisé pour que vos clients ou partenaires vous envoient des documents sans avoir besoin de créer un compte. Genre le cabinet comptable qui récupère les justificatifs de ses clients, ou le service RH qui collecte les pièces des candidats... Je pense que ça c'est une fonctionnalité qui doit manquer à beaucoup d'entreprise.

Mais parlons maintenant de LockFiles , qui est l'autre face de la médaille. C'est un coffre-fort numérique pour stocker vos fichiers sensibles tels que des contrats, des documents RH, des données stratégiques, et tout ce qui ne doit pas se balader n'importe où. Il y a bien évidemment un chiffrement AES-256, une gestion fine des droits d'accès, et une traçabilité détaillée de qui a accédé à quoi et quand.

D'ailleurs, en parlant de mauvaises surprises, LockFiles et LockTransfer sont aussi d'excellents alliés pour votre PCA/PRA (Plan de Continuité/Reprise d'Activité). Si votre SI se fait chiffrer par un ransomware, avoir vos documents critiques et vos procédures de crise hébergés dans un cloud privé sécurisé (et dans un outil certifié CSPN par l'ANSSI), ça vous sauve la vie. Vous gardez l'accès à l'essentiel pour redémarrer. Et si vos mails sont compromis, LockTransfer devient votre canal de secours chiffré pour communiquer avec l'ANSSI ou votre prestataire de réponse à incident. C'est aussi un très bon point pour votre conformité NIS2 ou DORA.

Mais maintenant revenons un peu à nos moutons... Pourquoi choisir LockSelf plutôt qu'un autre ?

Bon ben déjà, c'est 100% français. Un hébergement souverain chez Scaleway ou Outscale (ou on-premise si vous êtes parano), une certification ANSSI CSPN, ce qui n'est pas rien quand on parle de conformité NIS2 et DORA. Et il y a déjà plus de 3000 entreprises françaises qui utilisent leurs solutions, dont des noms prestigieux comme EY, SNCF, AP-HP ou France TV.

Et côté administration, ça s'intègrera très bien avec votre Active Directory, Microsoft Entra ID ou Okta. Et tous les logs peuvent partir vers votre SIEM pour les audits. Bref, c'est de l'or en barre pour les équipes sécu qui doivent prouver leur conformité.

Le pricing de LockSelf démarre à 3,10€ HT par utilisateur et par mois et rassurez-vous, si vous êtes tenté d'essayer, vous n'aurez pas de mauvaise surprise, car vous pouvez tester tout ça gratuitement durant 14 jours pour voir si ça colle à vos besoins.

À découvrir ici !

Maptoposter - Générez vos propres affiches de villes minimalistes

Par :Korben
22 janvier 2026 à 12:09

Si vous avez envie de refaire un peu votre déco chez vous, sans forcément raquer des fortunes chez des designers scandinaves en claquettes chaussettes, j'ai trouvé un petit soft qui va vous plaire. Ça s'appelle maptoposter et c'est un script Python qui permet de transformer la plupart des villes en une affiche minimaliste plutôt jolie

Vous lui donnez le nom d'une ville et son pays (c'est obligé pour pas que le script se perde), et il va piocher dans les données d'OpenStreetMap via la bibliothèque OSMnx pour vous dessiner un plan aux petits oignons au rendu propre généré par matplotlib avec des calques pour les routes, les parcs et l'eau. On est loin du screenshot Google Maps repassé au stylo Bic que certains vendent sur les marchés, ahaha.

Et même sans les bâtiments qui ne sont pas inclus par défaut, je trouve que le rendu est vraiment très chouette... en tout cas suffisamment pour être encadré et exposé.

Et pas mal d'éléments sont également personnalisables, ce qui vous permettra de bricoler un truc propre avec les thèmes déjà inclus comme "noir" pour un look sombre ou "sunset" si vous êtes d'humeur nostalgique. Et si vous avez la flemme de choisir, vous pouvez même lui demander de générer la même ville avec tous les thèmes d'un coup.

Très pratique pour faire son choix avant de faire chauffer l'imprimante !

Maintenant pour ceux qui se demandent comment on installe ce bazar, c'est hyper fastoche. On récupère d'abord le dépôt, on installe les dépendances, et c'est parti :

git clone https://github.com/originalankur/maptoposter
cd maptoposter
pip install -r requirements.txt

Ensuite, pour sortir votre première affiche de Paris par exemple, c'est aussi simple que ça :

python create_map_poster.py -c "Clermont-Ferrand" -C "France" -t noir -d 10000

Le paramètre -d définit le rayon en mètres autour du centre, donc vous pouvez vraiment zoomer sur votre quartier préféré ou prendre toute la métropole. D'ailleurs, ça me rappelle un peu City Roads dont je vous avais parlé il y a un bail, mais ici on a un peu plus de contrôle sur les thèmes JSON et les dégradés de couleurs.

On peut même ajouter des fondus dégradés sur les bords pour donner un petit côté artistique supplémentaire et tout ça sans passer par la case Photoshop. Je suis sûr aussi que le code peut être modifié pour traiter d'autres data que des cartes... En tout cas, si vous cherchez une idée cadeau originale ou si vous voulez juste donner un look original à votre bureau avec des posters de qualité, allez jeter un œil à ce projet.

Et n'oubliez pas de garder l'attribution OpenStreetMap si vous imprimez le résultat, c'est la moindre des choses !

C'est par ici que ça se passe !

Et merci à Lorenper !

NeoCities - Refaire du vrai web comme à l'époque

Par :Korben
22 janvier 2026 à 11:24

Je suis complètement passé à côté car j'étais en vacances lors de leur dernière mise à jour... mais j'ai franchement halluciné en retombant sur NeoCities ces jours-ci. Si vous avez connu l'époque bénie de GeoCities , quand le web était moche mais vivant, alors vous allez kiffer.

NeoCities, c'est tout simplement l'héritier spirituel de cette époque... mais en mieux ! Leur philosophie c'est de redonner le contrôle aux gens et ramener la créativité brute sur le web, tout ça sans publicité, sans trackers ni cookies et sans vendre vos données à des IA aux dents pourries.

L'interface de NeoCities - sobre, efficace et sans fioritures ( Source )

Vous l'aurez compris parce que vous êtes malin, c'est un service d'hébergement de sites statiques. Vous lui balancez votre HTML, votre CSS et vos bouts de JavaScript, et hop, votre site est en ligne ! Comme ça on esquive le couple moteur + base de données PHP/MySQL qui rame ou qui se fait hacker tous les quatre matins. Là au moins c'est sécurisé, c'est rapide, et c'est surtout ultra-libre.

J'ai fait à peu près le même move moi-même en 2024, en migrant mon site dynamique sur une version statique. Et je pense que vous avez apprécié parce que le site est beaucoup plus rapide à charger, la navigation est beaucoup plus agréable, et chaque jour mon trafic augmente, ce qui est un bon signe quand même. Je viens justement d'en faire un petit retour d'expérience sur ma page LinkedIn Korben .

En effet, j'ai arrêté de partager mes articles sur mes réseaux sociaux il y a peu, et j'ai retiré la pub AdSense en juin dernier. Je pensais que cela aurait eu un impact négatif fort sur mon trafic, alors qu'en fait c'est tout le contraire qui s'est produit ! Et comme mes revenus ne sont plus corrélés à la quantité d'articles que je fais chaque jour, je n'ai plus aucune pression. Alors je m'amuse à écrire comme un porc ou pas du tout en fonction du temps dont je dispose, des idées folles qui me passent par la tête, et de mes problèmes de sommeil ^^.

Allez, je ferme la parenthèse pour revenir à NeoCities.

Déjà leur offre gratuite envoie du bois puisque vous avez le droit à 1 Go de stockage et 200 Go de bande passante par mois. C'est laaaaargement suffisant pour faire un site qui déchire avec des GIFs animés horribles et vos meilleures réflexions sur la vie. Je vous invite vraiment aller voir la galerie des sites ici , c'est incroyable.

Après vous pouvez aussi soutenir le projet et devenir un "Supporter" pour 5$/mois, vous passerez alors à 50 Go de stockage, 3 To de bande passante, et surtout la possibilité d'utiliser votre propre nom de domaine.

Si ça vous chauffe, je vous conseille vraiment de prendre l'option payante avec votre propre nom de domaine, parce que comme ça le jour où vous voudrez déménager vote site, ce sera beaucoup plus simple. Avoir son NDD à soi, c'est vraiment le truc que je conseille à tout le monde, parce que le jour où le service ferme, vous perdez votre communauté !

Ce qui est vraiment génial avec NeoCities c'est également l'aspect social. On retrouve les fameux "WebRings" comme à l'époque... Si vous n'avez pas connu, bande de bébés, c'était des sites qui se liaient les uns aux autres pour former des anneaux thématiques. C'était vraiment chouette. On retrouve aussi sur NeoCities un système de tags pour découvrir des trucs cool, comme à l'ancienne, bien loin des algo de réseaux sociaux qui vous enferment dans une bulle.

Là on explore le web comme on le faisait en 1998, avec curiosité et un max de sérendipité !

Et pour les plus barbus d'entre vous, sachez qu'il existe même un outil en ligne de commande (CLI) pour déployer vos fichiers au taquet sans passer par l'interface web. C'est nickel pour intégrer ça dans vos workflows de dev.

Forcément, ça me rappelle quand GeoCities a été supprimé . On a tous chialé nous les vieux parce que c'était un pan entier de l'histoire du net qui partait en fumée. Alors heureusement que des initiatives comme celle-là existent pour préserver cet esprit de liberté sur le web et permettre à tous, même ceux qui n'ont pas de compétences techniques, d'avoir un petit bout de web rien qu'à eux.

Ouais je déteste l'élitisme de certaines personnes qui, parce qu'elles maitrisent 2 ou 3 trucs sous Ubuntu, se la jouent chefaillon face aux gens normaux qui aimeraient bien juste partager des trucs à eux, sans forcément plonger dans la fosse à purin des services de microblogging ou devenir à leur tour un de ces "sapusépaslibré" qui se la racontent.

Et justement, Neocities est à la croisée des chemins. C'est pas auto-hébergé mais c'est pas un GAFAM, c'est éthique, c'est simple à utiliser, c'est payant oui mais c'est pas si cher que ça. C'est même open source ! Alors si vous avez un projet de site perso qui traîne, et que vous n'avez pas envie de vous fader la technique, c'est peut-être le moment de vous lancer comme à l'ancienne !

Mais attention, et c'est un webmaster qui a débuté en 1997 qui vous dit ça : Vous risquez d'y passer vos nuits !!!

Digital Red Queen – Quand l’IA ressuscite Core War pour une guerre infinie

Par :Korben
22 janvier 2026 à 10:42

Et c'est reparti pour une journée de moine à écrire sur le meilleur site tech de l'univers et aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de Core War et de cybersécurité.

Core War, c'est un jeu de programmation hyper culte qui est devenu populaire dans les années 80 et dans ce jeu, y'a des sortes de guerriers numériques qui se foutent sur la gueule pour prendre le contrôle d'une machine virtuelle . Et je vous avoue que c'est assez kiffant à voir.

Et croyez le ou non, des chercheurs de Sakana AI et du MIT se sont appuyés sur ce concept pour créer leur Digital Red Queen (DRQ) , c'est à dire un algorithme qui utilise des LLM pour faire évoluer ces programmes de "combat" de façon totalement autonome.

L'idée de base en fait, c'est de simuler la fameuse " Reine Rouge " de l'évolution biologique. Cette théorie de la Reine Rouge explique en gros que les espèces doivent évoluer sans cesse juste pour rester à leur place face à leurs prédateurs.

Et sous la forme de code, ça donne qu'à chaque round, l'algorithme cherche à faire éclore un nouveau "warrior" capable de battre tous les champions précédents. Pour cela, l'algo DRQ s'appuie par défaut sur un modèle gpt-4.1-mini (mais c'est configurable évidemment) qui fait office de moteur de mutation génétique. L'IA génère alors de nouveaux programmes, les fait se combattre, et ne garde que celui qui surpasse la lignée.

C'est une bataille de code sans fin où seuls les meilleures survivent !

Le processus d'évolution perpétuelle de Digital Red Queen

Et là où ça devient vraiment balaise, c'est que l'IA ne se contente pas de copier-coller du code existant. Non, cette petite futée invente de véritables stratégies qui feraient bégayer Sun Tzu.

Les chercheurs ont également pu observer certains phénomènes de convergence phénotypique (oui moi aussi j'avais aucune idée de ce que ça voulait dire). C'est-à-dire que des guerriers issus de lignées différentes finissent à un moment par adopter tous les mêmes tactiques de combat. Genre bombardement ciblé, auto-réplication massive ou création intensive de processus. Et ça c'est pas bon.

Alors pour tenter de maintenir une certaine diversité de comportements, l'équipe a utilisé des algos de MAP-Elites ce qui leur a permis de classer les programmes selon des critères comme le nombre de processus créés ou l'occupation de la mémoire pour éviter de tomber dans une sorte de pierre-feuille-ciseaux sans fin !

Et ça a plutôt bien fonctionné car même si les chercheurs notent que la diversité finit par baisser au fil des runs, cela permet quand même de découvrir des stratégies variées avant que l'évolution ne converge.

Maintenant c'est bien rigolo tout ça mais peut-être que vous vous demandez à quoi ça sert à part faire mumuse avec du vieil assembleur ? Et bien les auteurs pensent que leurs travaux pourrait être appliqués en cybersécurité.

En comprenant comment des programmes peuvent s'adapter de façon autonome à des adversaires qui mutent en permanence, on peut imaginer des systèmes de défense plus autonomes et résilients. On est un peu dans la même veine que ce que j'évoquais avec Evo 2 et l'ADN fonctionnel , mais appliqué au logiciel pur.

Voilà, alors je ne sais pas ce que ça va donner mais j'ai trouvé ça cool de voir comment un vieux concept de 1984 est devenu une super sandbox pour tester les limites de l'évolution artificielle des logiciels.

Bien sûr, tout le code est dispo sur GitHub (le simulateur Core War lui-même vient du projet de Rodrigo Setti ), avec des instructions pour installer ça via Conda et lancer vos propres arènes de combat. J'sais pas si vous essayerez mais si c'est le cas, je veux bien un feedback dans quelques temps.

Et surtout, un grand merci à Timothée qui a partagé ça sur son compte LinkedIn .

Strudel – Composez de la techno en tapant du code dans votre navigateur

Par :Korben
22 janvier 2026 à 10:00

Est-ce que vous avez déjà eu cette envie soudaine de composer de la techno tout en ayant l'air d'un hacker qui pirate le Pentagone dans un film des années 90 ?

Si oui, j'ai le truc parfait pour vous : Strudel .

Pour ceux qui débarquent, le live coding musical dont je vous ai déjà parlé y'a pas longtemps avec Loopmaster , c'est l'art de créer du son en écrivant du code en temps réel.

En gros, on tape des lignes, on valide, et hop le rythme change en direct. Strudel rend ce concept ultra accessible puisqu'il tourne entièrement dans votre navigateur préféré, sans chichi et surtout sans avoir besoin d'installer des usines à gaz comme SuperCollider ou de configurer des environnements de dev à n'en plus finir.

L'interface de Strudel - sobre mais efficace ( Source )

Le projet est d'ailleurs un port officiel du langage de patterns de TidalCycles vers JavaScript. TidalCycles , c'est un peu la référence absolue dans le monde du live coding, mais ça demandait pas mal de bidouille (Haskell, etc.) pour fonctionner correctement. Avec Strudel, vous ouvrez une page web, vous tapez du code et c'est parti mon kiki !

Le principe repose sur des motifs rythmiques qui occupent toujours le même espace temporel (appelé "cycle"). Contrairement à un séquenceur classique où on empile des notes, ici on définit des structures qui se compressent ou s'étirent automatiquement. C'est un peu déroutant au début mais une fois qu'on a pigé le truc, on peut sortir des beats qui tabassent en seulement trois lignes de code. Perso, je trouve ça assez hypnotique (oui j'aime le comique de répétition).

Côté technique, l'outil s'appuie sur l'API Web Audio et intègre un synthé/sampler baptisé Superdough. C'est assez costaud et ça permet déjà de s'amuser avec plein d'effets sans quitter le browser. Et pour les plus barbus d'entre vous qui voudraient piloter leur propre setup SuperCollider , c'est possible aussi via OSC , mais attention, il faudra quand même lancer un petit serveur relais en Node.js pour faire le pont entre le navigateur et votre machine.

Y'a même un workshop interactif vraiment bien foutu pour apprendre les bases. En quelques minutes, vous allez comprendre comment balancer des snares et des kicks avec une précision chirurgicale. Et le petit plus qui fait plaisir, vous pouvez partager vos chefs-d'œuvre en copiant simplement l'URL, puisque tout votre code est encodé dedans. C'est direct in the pocket !

La Reine de Strudel c'est évidemment Switch Angel :

Bref, si vous cherchez un nouveau hobby créatif un peu geek pour vos soirées d'hiver, foncez tester ça. Ça rappelle un peu d'autres pépites comme Drumbit ou même Draw Audio pour le côté fun et immédiat. De quoi verser une petite larme de joie en retrouvant des sensations de bidouille pure.

Merci Lorenper, Quentin & Jean-Raymond pour le partage !

Fini les QR codes moches grâce au génie de Russ Cox

Par :Korben
21 janvier 2026 à 23:57

Si vous voulez pimper votre propre QR Code pour vous différencier un peu des autres nazes qui font aussi leur QR Code, je vous invite à tester rapidos un petit outil qui m'a tapé dans l'œil.

Je vous ai déjà parlé des QR Codes générés par IA via ControlNet y'a un petit moment. Il sont visuellement dingues, mais là, on retourne aux sources, aux vraies mathématiques de quand vous étiez petit (enfin jeune quoi...lol).

Ce site, que je viens de découvrir c'est QArt Coder , un projet de Russ Cox (oui, LE Russ Cox de l'équipe Go chez Google, calmez vous les groupies) et comme d'hab, le gars n'est pas là pour enfiler des perles puisqu'il nous proposer de générer des QR codes qui intègrent une image... mais sans tricher comme avec ControlNet.

Je m'explique... Quand vous voyez un QR code avec logo classique, c'est souvent du bricolage : on colle une image au milieu et on compte sur la correction d'erreur du QR code (Reed-Solomon) pour compenser les zones masquées. C'est un peu sale, même si ça marche...

Russ Cox, lui, a pris le problème à l'envers. Plutôt que de casser le code et de le réparer, il utilise des maths (notamment le pivot de Gauss) pour manipuler les bits de redondance. En gros, il fait en sorte que les pixels "inutiles" du QR code s'arrangent pour former visuellement l'image, tout en conservant des données parfaitement valides.

Il est fort hein ?

Alors comment ça marche ?

C'est hyper simple :

  • Vous allez sur QArt Coder .
  • Vous uploadez votre image (préférez un truc bien contrasté, pixel art ou logo N&B).
  • Vous jouez avec la taille, le positionnement et les cases "Dither" et autres pour que ça ressemble à quelque chose.
  • Et voilà, vous obtenez un QR code valide qui affiche votre motif.

Un exemple de QR Code généré avec ma tête

Le résultat est un QR code où l'image est dessinée par les données elles-mêmes, et pas juste collée dessus. Ça reste donc lisible par la plupart des lecteurs standards, tant que vous n'avez pas trop abusé sur la complexité de l'image source et que le contraste est suffisant.

C'est sûr, ça a un look plus "rétro" et "glitchy" que les délires sous Stable Diffusion, mais c'est techniquement beaucoup plus élégant car chaque pixel est à sa place par nécessité mathématique et pas par hasard.

Voilà, si vous aimez les algos un peu pointus et les QR codes qui ne sont pas juste des damiers tristounes, foncez voir ça et pour ceux qui veulent creuser la théorie (et y'a de quoi faire), Russ Cox a tout détaillé sur sa page de recherche .

Loot Drop - Le cimetière des startups

Par :Korben
21 janvier 2026 à 23:24

J'avoue, j'ai un peu de mal avec l'univers des start-ups. Vous savez, ce petit monde des levées de fonds à rallonge, des pitchs sur LinkedIn et des banquiers qu'il faut brosser dans le sens du poil... C'est clairement pas mon truc. Je préfère rester dans mon coin, avec mon petit site, mon clavier et des gens qui aiment me lire.

La liberté quoi (en théorie ^^).

Mais bon, c'est pas parce que je n'aime pas l'écosystème que je ne respecte pas le boulot abattu, bien au contraire ! Monter une boîte, c'est un sacerdoce et pas mal de mecs et de filles s'y brûlent les ailes et beaucoup finissent par se planter.

C'est moche, mais c'est la réalité du business, surtout dans la tech !

Toutefois si vous avez créé votre propre startup je viens de trouver un site génial qui s'appelle Loot Drop . En gros c'est le cimetière des startups qui recense, à l'heure où j'écris, plus de 1200 startups qui ont mordu la poussière, soit plus de 48,4 milliards de dollars de capital-risque partis en fumée !!

Le créateur du site, un certain AnsbjergB a créé ça "vibe coding" pur à l'aide d'outils comme Cursor et Supabase pour coder à la vitesse de la lumière sans forcément non plus être un cador du développement pur.

Et son idée derrière Loot Drop, c'est de "piller" ces échecs puisque le site vous donne un score d'opportunité pour chaque "cadavre" tech. Vous pouvez ainsi filtrer par difficulté de reconstruction, par scalabilité ou par potentiel de marché.

Alors pourquoi recenser ces échecs ?

Hé bien parce que souvent, une startup se plante non pas parce que l'idée est mauvaise, mais parce qu'elle était trop gourmande. Trop d'employés, trop de bureaux luxueux, trop de marketing inutile. Alors en récupérant l'idée de la défunte et en la relançant en mode passionné indépendant , sans les 50 millions de levée de fonds, y'a peut être encore moyen de faire un truc super rentable.

J'ai trouvé le design du site est super sympa. Je crois que c'est à la mode en ce moment le "neo-brutalism" parce que j'en vois partout mais celui-ci a un petit côté gamer que j'aime bien. On sent le mec qui s'est fait plaisir sur les couleurs et l'ambiance en mode "loot de fin de donjon", mdr.

Voilà, donc si vous avez envie de trouver une idée de projet pour votre prochain week-end à fond sur Claude Code (loool), ou juste d'admirer le gâchis de thunes monumental de la Silicon Valley, allez y faire un tour.

C'est riche en enseignements et ça vous évitera peut-être de reproduire les mêmes conneries que les autres.

Faites de Claude une armée de développeurs à votre service

Par :Korben
21 janvier 2026 à 22:08

Vous rêvez de lancer Claude sur un projet et de le laisser bosser tout seul pendant que vous faites autre chose, du genre jouer à Animal Crossing en attendant la fin de la journée ? Hé bien c'est exactement ce que propose Auto-Claude, un outil open source qui transforme l'assistant IA préféré des devs en armée de développeurs plus autonomes que votre mère quand il s'agit d'échanger un billet de train.

J'avais déjà parlé de Claude Engineer c'est vrai. C'est un framework CLI en Python qui permettait de faire bosser Claude en autonomie. Mais Auto-Claude, alalalala, c'est un autre délire les amis ! Déjà c'est une vraie application desktop avec interface graphique, tableau Kanban pour gérer vos tâches, et surtout... 12 terminaux qui peuvent tourner en parallèle. Oui, DOUZE agents Claude qui bossent simultanément sur votre code pendant que vous candy crushez pépouze dans les WC de votre entreprise.

Les terminaux d'Auto-Claude en action, chacun gérant un agent autonome

Le truc génial, c'est que chaque agent travaille dans son propre git worktree. Du coup, pas de conflit (de canard ^^ - J'ai pas pu résister désolé), pas de branches qui s'emmêlent, et chaque tâche est isolée proprement.

Puis quand c'est fini ? Hop, vous validez et ça merge parfaitement sans vous prendre la tête. Ce truc est fou !

Installation

Alors pour commencer, il vous faut un abonnement Claude Pro ou Max. Pas le choix...

Ensuite, installez Claude Code via npm si c'est pas déjà fait :

npm install -g @anthropic-ai/claude-code

Maintenant on clone Auto-Claude :

git clone https://github.com/AndyMik90/Auto-Claude.git
cd Auto-Claude

Et on installe les dépendances. L'outil gère à la fois le frontend Electron et le backend Python :

npm run install:all

Et c'est tout. Si si sérieux. Bon, là je vous l'ai fait en mode installe de barbu.e.s mais sachez aussi qu'il y a des binaires à télécharger directement pour Windows, macOS (Intel ou Silicon) et Linux (AppImage, deb ou flatpak).

Lancement et utilisation

Pour démarrer l'interface graphique, ensuite, c'est :

npm start

Une fenêtre s'ouvre avec le fameux tableau Kanban. Vous ajoutez vos tâches, vous les assignez aux agents disponibles, et c'est parti. Chaque terminal affiche en temps réel ce que fait son agent.

Le tableau Kanban pour orchestrer vos agents IA

Pour les fans de ligne de commande, y'a aussi un mode CLI :

python run.py --spec 001

Le numéro correspond à un fichier de spec dans le dossier specs/. Vous écrivez ce que vous voulez, et Auto-Claude s'occupe du reste.

Comment ça fonctionne ?

L'architecture est plutôt bien pensée puisque le frontend Electron communique avec un backend Python via WebSocket. Chaque agent a son propre processus isolé, sa propre branche git, son propre contexte.

Ainsi, quand vous lancez une tâche, Auto-Claude :

  1. Crée un worktree git dédié
  2. Lance un agent Claude Code dessus
  3. Monitore l'avancement en temps réel
  4. Gère le pipeline QA automatiquement

Le tout avec une interface qui vous permet de suivre 12 conversations en parallèle, soit de quoi bien jouer au chef d'orchestre si vous avez un gros projet à abattre.

Je commence à peine à découvrir l'outil et faut que je le ponce un peu plus pour voir ce que je peux faire avec ça, mais si vous êtes chaud bouillant comme moi sur ce genre de truc, je vous invite à tester l'autonomie IA poussée à fond avec Auto-Claude.

C'est gratuit, open source, et ça tourne sur Mac, Windows et Linux . Et un grand merci à Louis pour la découverte !

Catppuccin - La palette pastel qui va apaiser vos petits yeux de dev

Par :Korben
21 janvier 2026 à 21:07

J'sais pas vous, mais moi je trouve super dur quand j'utilise des outils comme VS Code ou ce genre de truc, de bien choisir les couleurs de son environnement. En général on prend un peu au pif et on finit souvent avec un mélange de thèmes sombres disparates entre toutes nos applications, qui piquent les yeux à 3h du matin.

Ce genre de dev quoi...

Mais ça, c'était avant.

Car si vous cherchez à unifier votre setup avec quelque chose de vraiment propre, va falloir regarder cet outil : Catppuccin.

Catppucin, c'est un thème communautaire aux tons pastels qui se définit lui-même comme quelque chose d'"apaisant pour les esprits vifs". Et vu l’engouement des devs pour ce truc, faut croire que c'est vrai.

L'ambiance Catppuccin, c'est ça ( Source )

La mission de Catppuccin c'est de vous proposer une identité visuelle cohérente partout. Pas juste dans votre IDE, mais PARTOUT et il existe actuellement plus de 360 ports officiels pour des outils aussi variés que VS Code, Vim, votre terminal, Discord, Firefox, Obsidian...et j'en passe. Vous pouvez littéralement TOUT assortir ! C'est vraiment le bonheur absolu pour les amateurs de "ricing" (c'est à dire la personnalisation extrême de bureau a.k.a. le tuning pour les babus).

D'ailleurs, si vous aviez déjà suivi mon guide pour donner de la couleur à votre terminal , vous savez à quel point un environnement joli motive à bosser !! Du coup, Catppuccin est vraiment indispensable pour renouer avec une certaines joie de vivre et cela même si vous bosser pour Cap Gemini ou Accenture.

Catppuccin se décline en 4 saveurs ("flavors", oui comme les glaces) pour coller à toutes les ambiances :

  • Latte : Pour ceux qui aiment la lumière (les fous).
  • Frappé : Un thème sombre, mais pas trop.
  • Macchiato : On s'approche du noir profond.
  • Mocha : Le mode sombre ultime, celui qu'on aime tous parce qu'on n'a pas de personnalité.

Les saveurs disponibles ( Source )

Chaque palette comporte exactement 26 couleurs soigneusement équilibrées et je sais que vous méprisez tout ce qui ressemble de près ou de loin à un graphiste / intermittent du spectacle donc, je vous vois froncer un sourcil (la France a un incroyable talent visiblement).

Mais les gars, ATTENTION, c'est pas juste trois codes hexadécimaux jetés au pif, hein !! Y'a eu une vraie réflexion derrière sur le contraste et l'harmonie. Ça a beaucoup réfléchi fort fort pour procurer de l'amour graphique à tous ceux qui veulent que leur code soit lisible sans ressembler à un sapin de Noël.

Maintenant, l'installation dépend de l'outil, mais c'est généralement très bien documenté sur leur GitHub. Vous clonez, vous copiez le fichier de config, et hop, c'est réglé.

Et si jamais vous bossez sur du front-end, c'est aussi une excellente source d'inspiration car comme je le disais dans mes astuces pour les codes hexa , avoir de bonnes références sous la main, ça change la vie.

Voilà, si ça vous tente de transformer votre écran en arc en ciel pour geek, c'est par là. Et merci à Louis pour l'info !

Source

NitroGen - L'IA qui a appris à jouer à +1 000 jeux vidéo en regardant des vidéos de gameplay

Par :Korben
21 janvier 2026 à 18:40

Le futur du jeu vidéo va être génial ! J'en suis convaincu !

Souvenez-vous, je vous avais parlé de Voyager , ce petit robot qui explorait Minecraft tout seul comme un grand grâce à GPT-4. Eh bien, l'équipe de MineDojo (avec des chercheurs de chez NVIDIA, Caltech et Stanford) ont remis le couvert avec un truc encore plus costaud : NitroGen.

Là où les anciens modèles tâtonnaient ou avaient besoin de lire des tonnes de texte, cette nouvelle IA se base uniquement sur ce qu'elle voit à l'écran. C'est un modèle "vision-action".

Schéma de fonctionnement du modèle NitroGen ( Source )

En gros, elle regarde les pixels du jeu comme vous et moi, et elle en déduit sur quel bouton (virtuel) de gamepad appuyer pour ne pas finir en pâté pour castors sous cocaïne.

Analyse du dataset multi-jeux NitroGen ( Source )

Pour en arriver là, les chercheurs armés de leur gros cerveaux n'ont pas fait les choses à moitié. Leur bousin a été entraîné sur un dataset colossal de 40 000 heures de gameplay piochées sur Internet (ouuuh ça a pératé youteub ^^), couvrant plus de 1 000 jeux différents.

De l'Action-RPG au jeu de plateforme, NitroGen a tout bouffé et ce qu'on obtient à la fin, c'est un agent IA encore plus énervé qu'un streamer Twitch de 15 ans. Cette bestiole est capable de s'adapter à des jeux qu'elle n'a jamais vus, moyennant un petit coup de "post-training" (affinage) pour qu'elle pige les spécificités du titre. On appelle ça le "behavior cloning" (ou apprentissage par imitation pour les intimes) mais à l'échelle d'Internet... Du coup, au lieu de devoir réapprendre chaque règle, l'IA pige les concepts visuels du jeu vidéo et se lance sans filet !

Graphique de la qualité des actions extraites par NitroGen ( Source )

En termes de performances, les mecs annoncent même une amélioration relative de 52 % du taux de succès sur certaines tâches par rapport à un modèle qui partirait de zéro à chaque jeu.

C'est pas rien quand même et si vous voulez mettre les mains dans le cambouis, vous allez devoir d'abord sortir votre doigt du nez et ensuite aller récupérer le code, les poids du modèle (sur Hugging Face) et même le benchmark puisque tout est dispo et ouverts à la communauté. On n'est pas sur un produit de GAFAM fermé, mais bien sur un projet de recherche qui veut faire avancer les "embodied agents" (les agents incarnés, quoi... calmez vous les podologues).

Attention toutefois, "tout est dispo" ne veut pas dire que les jeux sont fournis, hein. Il faudra évidemment posséder vos propres copies de jeux Windows.

Après côté technique, l'installation exige Python 3.12 et un Windows 11 pour l'agent (même si le serveur d'inférence peut tourner sur Linux) et ensuite c'est du classique. On clone le dépôt, un petit coup de pip et hop hop hop, c'est cuit.

git clone https://github.com/MineDojo/NitroGen.git
cd NitroGen
pip install -e .

Vous pouvez après ça, télécharger le checkpoint et lancer l'agent sur vos titres préférés. Et contrairement à Voyager qui utilisait MineFlayer pour Minecraft, NitroGen pilote directement les exécutables Windows en simulant son propre gamepad. Elle est pas belle la vie ?

Si vous testez, vous verrez, on est encore un peu loin de l'IA qui met une pile à Gotaga mais la marche franchie est énorme déjà !

Alors vous en dites quoi ?? Prêt à laisser NitroGen farmer des ressources pendant que vous dormez en cachette comme un gros faible ?

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Dumb Phone - Transformez votre iPhone en téléphone minimaliste

Par :Korben
21 janvier 2026 à 17:41

Disponible sur iOS, Dumb Phone est une application bien sympathique qui va vous permettre de transformer votre iPhone en téléphone minimaliste.

Alors peut-être que ça vous rendra encore plus débile comme je vous l'expliquais hier mais tant pis ! Au moins avec ça, au lieu de vous bouffer le cerveau avec des icônes colorées et des pastilles de notifications qui hurlent à la mort pour avoir votre dose de dopamine, l'app propose une interface complétement épurée via des widgets et des raccourcis hyper sobres comme vous pouvez le voir.

C'est un peu le remède contre le doomscrolling, vous choisissez des applications essentielles, et hop, vous vous retrouvez avec un écran d'accueil 100% textuel. Vous pouvez même créer plusieurs lanceurs (en fait des configurations de widgets) selon votre humeur ou votre activité. Par exemple, vous pouvez en faire un pour le boulot, un pour les loisirs, ou un mode "nuit" pour ne pas finir la soirée à scroller sur TikTok comme le zombie cuit à la Chouffe que vous devenez chaque vendredi soir.

L'interface minimaliste de Dumb Phone - fini le sapin de Noël

Le truc vraiment pas mal avec cette appli, c'est le Detox Mode. En gros, l'app utilise les API de Temps d'écran d'iOS pour "shielder" (c.a.d. bloquer avec un écran de restriction) les applis qui vous font perdre votre temps.

C'est radical mais si en bon TDAH que vous êtes (qui ne l'est pas ?) vous avez tendance à être submergé par les distractions , c'est exactement ce qu'il vous faut pour retrouver un peu de calme mental.

Côté personnalisation, on peut ajuster le style, les couleurs, et même ajouter des contrôles spécifiques dans le centre de contrôle pour les versions récentes d'iOS.

L'app est gratuite mais avec des options pro genre abonnement ou achat à vie et perso, je trouve que c'est une bonne alternative pour ceux qui réfléchissent à l'achat d'un téléphone basique type "Light Phone" qui qui hésitent parce que ça leur ferait perdre la puissance de leur iPhone quand ils en ont besoin.

Bref, si vous voulez faire une petite cure de désintoxication sans pour autant jeter votre doudou à 1000 euros par la fenêtre, allez donc jeter un œil à Dumb Phone , ce serait dommage de vous en priver.

Merci à Lorenper pour le rappel !

TerraGuessr – Le globe 3D qui vous fait voir les inégalités mondiales

Par :Korben
21 janvier 2026 à 16:32

Si vous aimez les globes 3D qui en jettent, j'ai un petit projet sympa à vous présenter. Ça s'appelle TerraGuessr et c'est Fred, un lecteur de longue date (coucou Fred !), qui m'a envoyé ça !

L'idée de Fred est assez géniale. Il propose d'utiliser un globe terrestre interactif pour visualiser la "déformation" du monde sous le poids des inégalités. En gros, au lieu de voir une sphère parfaite, vous voyez les continents s'étirer ou se contracter en fonction d'indicateurs comme la richesse, l'éducation ou encore la santé.

C'est ce que les profs de Géographie appellent un cartogramme en 3D. C'est hyper visuel et ça permet d'apprendre plein de choses !

Pour la petite histoire, Fred a codé tout ça... sans savoir coder au départ. Il a utilisé pour cela l'éditeur Cursor , Google AI Studio et ChatGPT. Et voilà, sa bonne idée s'est transformée avec un peu d'huile de coude et beaucoup de patience en ce site de carto incroyable.

L'interface de TerraGuessr - un globe 3D pour visualiser les data mondiales

Si vous allez sur son site, vous verrez concrètement comment ces outils d'IA tant critiqués permettent à des passionnés comme Fred et d'autres, de sortir des outils complexes qui n'auraient jamais vu le jour, hormis dans leurs rêves.

Et techniquement, ça envoie du bois puisque c'est basé sur Three.js. Fred s'appuie sur des sources de données sérieuses telles que la Banque Mondiale, Our World in Data et Gapminder. Et au final, il a réussi à mouliner tout ça pour nous proposer une expérience fluide et des stats enfin concrètes.

TerraGuessr propose plusieurs modes pour s'amuser (et s'instruire, du coup) :

  • Des quiz et des "stories" pour mieux comprendre les statistiques mondiales.
  • Un jeu "Ultimate Countries" pour deviner tous les pays du monde avec des niveaux de difficulté de débutant à légende.
  • Et un mode "public" pensé pour les animations sur TikTok ou Insta .

Il propose même une API et un back-office à prix libre pour ceux qui veulent créer des quiz et des stories, tout ça connecté à LLM pour générer les textes. Le mec est fou !

Voilà, si vous avez déjà passé des heures à essayer de devenir un pro à GeoGuessr , vous allez adorer le concept sauf qu' au lieu de chercher un poteau électrique au fin fond de la toundra, vous allez vraiment apprendre des trucs sur l'état (catastrophique) de notre planète.

A découvrir ici : TerraGuessr.org et encore bravo à Fred !

Ajoutez vos cartes de fidélité dans votre Apple Wallet

Par :Korben
21 janvier 2026 à 16:11

Qui n'a pas dans sa poche un portefeuille qui ressemble à un sandwich au pastrami triple épaisseur ? Et la faute à qui ? Hé bien aux cartes de fidélité ma bonne dame et mon bon monsieur ! Celle de la salle de sport dans laquelle vous n'allez plus, celle du club de lecture où vous vous étiez inscrit pour rencontrer l'amour, même celle de la boulangerie de là où vous habitiez avant et qui part en miette (roh roh)... Ouais c'est l'enfer.

Alors oui je sais, mes petits blasés de la vie professionnels... Il existe DÉJÀ des apps pour gérer ça. Mais entre celles qui vous traquent jusqu'aux toilettes façon Poutine et celles qui exigent un abonnement juste pour afficher un triste code-barres... Pffff. C'est vite relou.

Heureusement, je vous ai débusqué un petit outil web qui va vous simplifier la vie et qui s'appelle WalletWallet .

Ce que permet de faire WalletWallet, c'est tout simplement de convertir vos vieux codes-barres physiques en passes numériques pour Apple Wallet, tout ça sans vous prendre la tête. L'outil se présente en tant que solution qui respecte votre vie privée puisque le traitement des données se fait uniquement en local dans votre navigateur.

L'interface web de WalletWallet - Sobre et efficace

L'auteur a même pensé à mettre dans son app une option d'expiration pour marquer les vieux coupons de réduc ou ce genre de trucs, histoire de garder votre Apple Wallet un peu ordonné.

C'est hyper fastoche à utiliser en plus. Vous arrivez sur le site, vous scannez votre carte avec la caméra ou vous uploadez une photo du code-barres. Vous pouvez même entrer les chiffres à la main si vous préférez.

Et rassurez-vous, WalletWallet sait lire pas mal de formats : QR Code, Code 128 (le classique des barcodes), PDF417, Aztec ou encore UPC. Et une fois le code avalé, vous personnalisez la couleur de la carte, vous mettez un petite titre...etc et ensuite, vous récupérez le fichier .pkpass.

Ce truc mystérieux, une fois ouvert sur votre iPhone, déclenchera l'app d'Apple Wallet qui vous demandera de confirmer son ajout. La carte sera alors rangée dans votre Wallet iOS prête à être dégainée à la caisse de chez Patapain !

Gardez quand même en tête que ça fonctionne surtout pour les cartes à identifiant statique donc si votre salle de sport utilise des codes tournants ou une validation serveur complexe, ça va coincer. Et c'est pareil si votre commerçant utilise encore son vieux scanner à lecture optique... Parfois c'est un peu capricieux !

Ah et pour les fans d'Apple Watch sachez aussi que le format Code 128 n'est pas toujours supporté sur la montre donc privilégiez le QR Code si vous voulez dégainer votre poignet à la caisse comme un champion de compétition.

Et si vous voulez aller plus loin dans le nettoyage de votre smartphone, allez jeter également un œil à ma sélection de gestionnaires de mots de passe pour iOS . Un peu de ménage, ça ne fait pas de mal !

Bref, c'est gratuit (pour le moment) et c'est super pratique et ça fait le job. L'essayer c'est l'adopter et quand vous verrez votre portefeuille redevenir enfin svelte comme vous dans votre vingtaine, obligé, vous allez verser une petite larme.

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