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Reçu aujourd’hui — 5 janvier 2026 7.1 📜 Résumé - Tech.

TouchHLE - L'émulateur iPhone qui a compris qu'il ne fallait pas tout émuler

Par :Korben
5 janvier 2026 à 09:11

Après Wine, après Dolphin, après tous ces émulateurs qui se cassent le cerveau à reproduire le moindre transistor d'une console... voici TouchHLE !

Et celui-là, il a compris un truc que beaucoup oublient qui est que pour faire tourner des vieux jeux iPhone de 2008-2011, y'a pas besoin de recréer un iPhone complet dans votre PC.

Faut juste que les apps croient qu'elles tournent sur iOS. Du coup, le projet c'est de réimplémenter les frameworks Apple (UIKit, OpenGL ES, OpenAL) en natif, et seul le binaire ARM de l'app est émulé via dynarmic. Le reste, c'est du code Rust qui fait le boulot directement sur votre machine.

Bref, c'est de l'émulation "haut niveau" (HLE pour High-Level Emulation), l'approche opposée à QEMU qui simule chaque instruction du processeur. C'est la même philosophie que Dolphin pour la GameCube ou Wine pour Windows. Plus léger, plus rapide, mais ça demande de connaître intimement chaque fonction que les apps appellent.

Le logo TouchHLE : un engrenage Rust avec le bouton Home de l'iPhone, tout un symbole ( Source )

Et le résultat c'est que sur les 667 apps testées dans leur base de compatibilité , 153 fonctionnent parfaitement et 101 sont jouables avec des bugs mineurs. Je vous parle de pépites du gaming portable comme Super Monkey Ball, Doom, Sonic, Tetris, Pac-Man, Angry Birds ou Cut the Rope. De quoi croquer les madeleines de votre jeunesse iOS première génération.

Super Monkey Ball qui tourne dans TouchHLE, nostalgie de 2008 ( Source )

Le projet a été lancé en décembre 2022 par Hikari_no_yume, en mode "projet passion à plein temps". Et depuis la release publique de février 2023, c'est devenu un effort communautaire avec une quarantaine de contributeurs. Et ça tourne sur Windows, macOS et même Android.

Alors oui, ça ne fait pas tourner les apps modernes 64-bit, la FAQ est claire là-dessus. Le codebase est conçu pour le 32-bit de l'époque iPhone OS 2.x et 3.0, et l'équipe assume : les jeux post-iOS 7 avec leurs modèles freemium, c'est pas leur combat. Eux, ils préservent les classiques d'avant que le mobile gaming devienne un casino déguisé.

D'ailleurs, si la récente ouverture d'Apple aux émulateurs sur l'App Store vous a donné des idées, sachez que TouchHLE ne peut pas tourner sur iOS lui-même... il a besoin de compilation JIT, et Apple bloque ça sur sa propre plateforme. Hop, on reste donc sur PC ou Android.

Pour l'installer, c'est dispo sur GitHub avec des releases pour Windows, macOS et Android. Il vous faudra vos propres fichiers .ipa (les apps iPhone de l'époque), le projet ne fournit rien pour des raisons légales évidentes. Mais si vous avez gardé des backups iTunes d'il y a 15 ans... c'est le moment de les ressortir.

Perso, je trouve l'approche pas con. Plutôt que de s'acharner à reproduire le hardware Apple bit par bit (ce qui serait un cauchemar légal et technique), ils ont choisi la voie pragmatique : faire croire aux apps qu'elles sont chez elles, sans jamais toucher au code d'Apple. Et ça c'est malin !

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Windows ouvre ses portes aux agents IA, et c'est pas sans risques

Par :Korben
5 janvier 2026 à 09:05

Microsoft vient de faire un truc qui va faire jacter tous vos sites tech au moins pour la semaine ! En effet, la firme de Redmond ouvre Windows aux agents IA autonomes, ces assistants capables d'agir sur votre système sans que vous ayez à cliquer sur chaque bouton. Ahaha, j'adore ! Et là, forcément vous me connaissez, niveau sécu, ça soulève quelques questions.

Ce framework s'appelle Agent Launchers et il débarque dans Windows Insider Preview. L'idée c'est de permettre à des assistants logiciels de s'enregistrer auprès de l'OS pour interagir avec vos fichiers et vos apps dans un environnement isolé. Kevin Scott, le CTO de Microsoft, compare ça à Windows 3.0 qui avait fait de l'OS la plateforme incontournable pour les devs. Sauf qu'aujourd'hui, on parle pas de Word ou Excel, on parle de trucs qui prennent des décisions à votre place. Oui comme votre mère.

Les paramètres Windows AI Components - c'est là que ça se passe ( Source )

Mais rassurez-vous les mécréants, Microsoft a quand même prévu des garde-fous. En effet, les agents tournent dans un Agent Workspace isolé, avec leur propre compte utilisateur Windows dédié. Ils ne peuvent pas dépasser vos permissions, et par défaut, ils n'ont accès qu'à 6 dossiers : Documents, Téléchargements, Bureau, Musique, Images et Vidéos. De plus, le système est désactivé par défaut et il faut un admin pour l'activer. Voilà, les 3 loi d'Asimov version krosoft sont donc la non-répudiation (les actions sont loggées), la confidentialité (isolation des données), et l'autorisation (permissions explicites).

Le message d'avertissement quand vous activez les fonctionnalités agentiques - Microsoft prévient que c'est pas encore au point ( Source )

Sauf que voilà. Y'a un gros éléphant dans la pièce qui s'appelle XPIA, pour Cross-Prompt Injection Attack. Si vous avez suivi l'affaire EchoLeak sur Microsoft 365 Copilot, vous savez de quoi je parle. Le principe c'est qu'un contenu malveillant planqué dans un fichier ou une page web peut détourner les instructions de l'IA. L'agent croit alors exécuter une tâche légitime alors qu'il balance vos données à un serveur pirate. Et le pire c'est que Microsoft reconnaît le risque noir sur blanc dans sa propre documentation.

Le problème fondamental c'est ce que les chercheurs appellent la LLM Scope Violation : l'IA traite les données de confiance et les données potentiellement hostiles dans le même "cerveau", sans vraiment faire la différence. C'est comme si votre assistant faisait aveuglément tout ce qu'il lit, que ça vienne de vous ou d'un spam. Et ça, c'est un défaut architectural qui touche tous les systèmes agentiques basés sur des LLM, et pas juste ceux de Microsoft.

D'ailleurs, si vous vous demandez pourquoi Microsoft prend ce risque énorme, c'est simple la réponse est dans les chiffres. En fait, les revenus de Windows stagnent tandis qu'Azure a explosé à plus de 75 milliards de dollars par an. La stratégie c'est donc de transformer Windows en hub pour les agents, et de le faire devenir la plateforme incontournable de l'ère IA, exactement comme ils l'avaient fait avec les applications traditionnelles dans les années 90.

Alors pour l'instant, c'est réservé aux Windows Insiders dans le canal Dev et les testeurs sont explicitement prévenus que les protections XPIA ne sont "pas parfaites" et qu'il faut surveiller ce que font les agents. Bref, c'est de la beta assumé mais vu comment l'IA peut déjà introduire des vulnérabilités dans le code, imaginez ce que ça peut donner avec un agent qui a accès à votre système de fichiers.

Les entreprises qui veulent déployer ça vont donc devoir sérieusement revoir leurs politiques de sécurité. Audit des données accessibles, monitoring des actions des agents, sensibilisation des équipes... L'IA autonome, c'est plus un gadget de productivité, c'est un vecteur d'attaque potentiel qu'il va falloir commencer à traiter comme tel.

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Super Mario 64 tourne maintenant sur PlayStation 1 et c'est un sacré bordel technique !

Par :Korben
5 janvier 2026 à 09:00

La guerre des consoles des années 90, c'est terminé depuis longtemps... Enfin, c'est ce qu'on croyait ! Car un moddeur du nom de Malucard vient de raviver les braises en portant Super Mario 64 sur... PlayStation 1. Oui, le jeu phare de la N64 qui tourne nativement sur la console de Sony... À l'époque de ma jeunesse aux temps jadis, ça aurait fait scandale ^^

Le projet s'appelle SM64-PSX et c'est basé sur le fameux travail de décompilation de Super Mario 64 qui circule depuis quelques temps. Sauf que là, au lieu de simplement recompiler le code pour PC, Malucard l'a adapté pour qu'il tourne sur le hardware de la PS1. Et c'était pas gagné d'avance.

Car les deux consoles sont très différentes niveau architecture. Du coup, il a fallu réécrire tout un tas de trucs : conversion en mathématiques à virgule fixe au lieu de flottants, compilation just-in-time des listes d'affichage dans un format custom, compression des animations (de 580 Ko à 190 Ko stockés directement en VRAM), quantification des textures en 4 bits... Bref, du bricolage de haut niveau pour faire rentrer un jeu N64 dans une PS1.

Mais c'est jouable, même si faut pas s'attendre à du miracle non plus. Y'a des arbres qui flottent dans le vide à cause des conversions mathématiques, certaines animations font crasher le jeu, la caméra est aux fraises dans pas mal de niveaux, et le menu pause ne fonctionne pas. Mais bon, voir Mario sauter dans le château de Peach sur une PlayStation, ça a quand même de la gueule !

Et le plus marrant dans l'histoire, c'est que cette initiative a provoqué une riposte de l'autre camp. Des fans de Spyro the Dragon ont lancé un projet miroir pour porter le jeu d'Insomniac... sur N64 ! La guerre des consoles continue donc, mais cette fois-ci ce sont les fans qui s'en chargent.

Voilà, si vous voulez tester, le code source est dispo sur GitHub . Il vous faudra une ROM originale de Super Mario 64 version US et quelques outils de compilation. Le build génère un fichier ISO et CUE prêt à être gravé ou émulé. Le projet supporte même les manettes DualShock avec les vibrations !

Merci à Lorenper pour l'info !

Le robot Unitree H2 fait du kickboxing et ça fait flipper

Par :Korben
5 janvier 2026 à 08:55

Non mais vous avez vu ça ? On dirait un extrait de iRobot, sauf que c'est pas du cinéma.

Unitree, les mêmes tarés qui nous avaient sorti le G1 à 16 000$ (celui qui peut se plier comme un contorsionniste), viennent de lâcher une vidéo de leur nouveau bébé, le H2, en train de faire du kickboxing. Et quand je dis kickboxing, c'est pas une métaphore. Le bestiau balance des coups de pied latéraux, des pirouettes, des frappes au genou... Bref, tout l'arsenal du parfait combattant de MMA, mais en version 1m82 et 70 kilos de métal.

Le H2 qui fait le beau - enfin, le flippant ( Source )

Et le truc qui fait vraiment flipper, c'est la démo de combat car Unitree a fait aussi affronter son H2 contre le G1, le petit frère moins costaud. Résultat, un coup de genou du H2 a littéralement soulevé le G1 du sol. 360 N·m de couple dans les articulations des jambes, c'est énorme. Pour vous donner une idée, c'est le genre de force qui peut soulever un autre robot du sol, comme on l'a vu dans leur démo.

Et je vous raconte pas les specs de malade : 31 degrés de liberté, 7 articulations par bras, 6 par jambe, et une capacité de charge de 15 kilos. L'engin peut porter des trucs lourds tout en gardant l'équilibre sur une jambe. Et côté cerveau, la version EDU peut embarquer un processeur NVIDIA Jetson AGX Thor qui développe 2070 TOPS. Pour les non-initiés, c'est la puissance de calcul qu'il faut pour faire tourner des modèles d'IA en temps réel.

Les articulations qui font mal - 360 N·m de couple, ça rigole pas ( Source )

Comme je vous le disais pour le G1 , Unitree joue dans une autre cour niveau tarif. Le H2 est affiché à 29 900$, soit presque deux fois le prix du G1, mais on est loin des centaines de milliers de dollars que coûte un Atlas de Boston Dynamics. Et là où Boston Dynamics cible l'industrie , Unitree semble vouloir créer une armée de robots polyvalents. Pour quoi faire ? Bonne question.

Quand je vois ce robot capable de me mettre un high kick dans la tronche avec la précision d'un champion de taekwondo, je me dis qu'on est peut-être en train de fabriquer nos propres cauchemars. Les ingénieurs d'Unitree ont clairement des compétences de fou, mais parfois je me demande s'ils ont regardé Terminator. Ou Black Mirror. Ou n'importe quel film de SF des 40 dernières années.

Bon, après je me rassure comme je peux en me disant que l'autonomie est d'environ 3 heures donc ils n'iront pas très loin... Et puis après tout, c'est juste une démo impressionnante pour vendre du matos. Pas vrai ? Pas vrai ??

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Une usine en LEGO qui fabrique ses voitures toute seule

Par :Korben
5 janvier 2026 à 06:51

Après les robots qui font le petit-déj , après les machines à pâte à modeler , voici l'usine qui fabrique des voitures. Et pas n'importe quelles voitures... des petites tutures en briques que vous pouvez regarder s'assembler toutes seules pendant des heures.

Banana Gear Studios vient de sortir la version 2.0 de sa ligne d'assemblage automatisée, et c'est du next level. Le concept ? Un bras robotique qui attrape les pièces une par une sur des palettes, les transporte jusqu'à la zone d'assemblage, et les clipse avec la bonne pression. Et le truc de malade, c'est que la machine peut enchaîner 3 véhicules différents à la suite sans broncher.

Chaque voiture est composée de 7 sections : le châssis, les roues avant, les roues arrière, le moteur, la carrosserie avant, la carrosserie arrière et le pare-brise. Bref, tout ce qu'il faut pour avoir un petit bolide à la fin. Le système gère plus d'une centaine d'opérations par véhicule, avec un taux de réussite d'environ 97%. Pas mal pour des engrenages Technic et quelques moteurs Mindstorms.

Du coup, comment ça marche ?

Hé bien le bras se déplace sur 3 axes (avant-arrière, gauche-droite, haut-bas) grâce à un système de crémaillères et de chaînes. Pour éviter le fameux problème de backlash (le jeu dans les engrenages qui fait perdre en précision), le créateur a dû ruser avec des mécanismes de tension et un système d'alignement qu'il appelle le "wiggle". En gros, avant de poser une pièce, le bras fait une petite danse pour s'assurer que tout est bien en place. Hop, la pièce se clipse, et on passe à la suivante.

Le plus impressionnant je trouve, c'est le système de palettes. Chaque couleur de voiture a sa propre palette avec toutes les pièces rangées dans le bon ordre. Quand une voiture est terminée, la palette vide s'éjecte et la suivante prend sa place automatiquement. C'est exactement comme dans une vraie usine automobile, mais en miniature et avec des briques colorées.

Une fois encore, ce genre de projet montre bien pourquoi les petites briques danoises ont dépassé le stade du simple jouet depuis longtemps. Entre les mains des makers, elles deviennent de véritables outils de prototypage et je trouve que regarder cette machine bosser, c'est presque méditatif.

Alors oui, ça ne sert à rien mais parfois, le "à quoi ça sert ?" n'est pas la bonne question. La bonne question c'est : "Est-ce que c'est cool ?". Et là, la réponse est clairement oui.

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