Retour sur 2025 : le réveil douloureux des Européens face à Donald Trump

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Le Vatican est une puissance spirituelle… mais aussi diplomatique. Vendredi 9 janvier, le pape Léon XIV, premier pape américain, a dénoncé le recours à la force militaire pour atteindre des objectifs diplomatiques lors d'un discours annuel de politique étrangère. "Une diplomatie qui promeut le dialogue et recherche le consensus de tous a été remplacée par une diplomatie de la force", a déploré le souverain pontife, élu en mai dernier, devant 184 ambassadeurs accrédités au Vatican.
Faisant référence à la capture, le week-end dernier, du président vénézuélien Nicolas Maduro par le président américain Donald Trump, il a appelé les gouvernements du monde à respecter la volonté du peuple vénézuélien à l'avenir et à sauvegarder ses droits humains et civils. En décembre dernier, Léon XIV, qui a critiqué certaines politiques de Donald Trump par le passé, avait exhorté le président américain à ne pas évincer Nicolas Maduro en recourant à la force militaire. "Le bien du peuple vénézuélien bien-aimé doit prévaloir sur toute autre considération", avait déclaré le souverain pontife. Le Washington Post révèle que le Vatican a même négocié avec les Etats-Unis afin d’offrir une porte de sortie à Nicolas Maduro avant sa capture par Washington.
Dans une enquête publiée vendredi 9 janvier, le quotidien américain dévoile les contours d’une réunion tenue la veille de Noël au Vatican, et jusqu'alors passée sous silence. Ainsi, le cardinal Pietro Parolin, numéro deux du pape et médiateur diplomatique de longue date, a convoqué en urgence Brian Burch, ambassadeur des Etats-Unis auprès du Saint-Siège - cette entité juridique qui représente l’Église catholique à l’ONU - pour obtenir des précisions sur les projets américains au Venezuela, selon des documents gouvernementaux obtenus par le Washington Post. Pietro Parolin aurait demandé si les États-Unis ne ciblaient que les trafiquants de drogue, ou si l'administration Trump cherchait également à changer de régime. Selon ces documents, Pietro Parolin a concédé que Nicolas Maduro devait partir, mais le Vatican a exhorté les Etats-Unis à lui offrir une porte de sortie.
Toujours selon ces documents, lors de cette conversation avec Brian Burch le 24 décembre dernier, le cardinal italien Pietro Parolin, figure influente du pays, a déclaré que la Russie était prête à accorder l'asile à Nicolas Maduro. Le Venezuela représente un point d'appui important pour Moscou en Amérique latine. La Russie a notamment accordé des prêts considérables à Caracas, lui a apporté un soutien financier vital pour l'aider à surmonter les sanctions américaines et demeure un acteur majeur de l'industrie pétrolière vénézuélienne.
Pietro Parolin a également imploré les Américains de faire preuve de patience pour amener le dirigeant autoritaire à accepter cette offre. "Ce qui a été proposé à Nicolas Maduro, c'est qu'il puisse partir et profiter de son argent", a déclaré une personne au fait de l'offre russe à nos confrères américains. "L'une des conditions était que Vladimir Poutine garantisse sa sécurité."
Pietro Parolin a suggéré que les Etats-Unis pourraient fixer une date limite pour le départ de Nicolas Maduro du pays et donner des assurances à sa famille. Le cardinal a en outre exprimé sa "très grande perplexité face au manque de clarté de la stratégie américaine au Venezuela", toujours d’après ces documents. Il a appelé à la patience, à la prudence et à la retenue. Mais la Maison-Blanche avait fini d'attendre et la suite de l'histoire est connue : une semaine après cette réunion secrète au Vatican, Nicolas Maduro et sa femme étaient ainsi arrêtés par les forces spéciales américaines lors d'un raid qui a fait environ 75 morts et transférés à New York pour y être jugés pour trafic de drogue.
Comme le précise le Washington Post, la réunion tenue secrètement au Vatican s'inscrivait dans une série de tentatives infructueuses - menées par les Américains et leurs intermédiaires, les Russes, les Qataris, les Turcs, l'Église catholique et d'autres - pour désamorcer une crise diplomatique grandissante et trouver un refuge pour Nicolas Maduro avant le raid américain visant à l'enlever.
Le Vatican joue depuis longtemps un rôle crucial dans les négociations internationales avec Caracas. Il y a dix ans, le Saint-Siège a tenté, sans succès, de parvenir à un accord entre Nicolas Maduro et l'opposition divisée. Plus récemment, le Vatican a cherché à instaurer un dialogue avec le gouvernement vénézuélien par l'intermédiaire de ses hauts dignitaires ecclésiastiques sur place.
Pietro Parolin, qui avait auparavant été nonce apostolique à Caracas, porte un intérêt particulier au Venezuela. Il a également servi d'intermédiaire auprès de l'administration Trump sur les dossiers ukrainien et russe, selon une source proche des négociations interrogée par le quotidien américain.
La position du pape sur le Venezuela illustre deux visions du monde des deux hommes qui paraissent incompatibles. En tant que chef d'une communauté mondiale de 1,4 milliard de catholiques, Léon XIV occupe une position d'influence rare, lui permettant de contester la politique de Donald Trump. Le président américain se doit donc d'agir avec une prudence inhabituelle lorsqu'il le confronte, relève Politico. Donald Trump, qui a l'habitude de fustiger ses détracteurs avec des invectives, s'est montré exceptionnellement mesuré face aux critiques du pape, notamment parce qu'il compte un grand nombre de catholiques parmi son électorat.
Les proches de Donald Trump n'hésitent quant à eux pas à le critiquer. Les conservateurs catholiques proches de Donald Trump l'ont dénoncé comme "pape marxiste woke"," "laïc", "mondialiste" et même “apostat”, rappelle Politico. De son côté, le pape ne semble pas rechercher activement la confrontation avec Donald Trump. "Il évitera toute attaque personnelle", a déclaré un responsable du Vatican à Politico. "Il s'appuiera sur l'enseignement de l'Église, non pas en réaction à Donald Trump, mais comme il le dirait de toute façon."
La question migratoire est devenue le principal champ de bataille entre le pape libéral et les conservateurs américains ces derniers mois. Le souverain pontife s’inscrit en faux contre la rhétorique déshumanisante et la violence dont sont victimes les personnes visées par la politique d'expulsion de Donald Trump. Léon XIV a lancé un appel public pour que les migrants aux Etats-Unis soient traités avec humanité et dignité. Sa détermination à défendre ce qu'il considère comme des principes moraux non négociables, notamment la protection des plus faibles, se heurte toutefois de plus en plus aux fondements du trumpisme.

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Article original publié sur AlloCiné


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