Giga Computing, filiale de Gigabyte, lance le serveur AI XN24-VC0-LA61 en watercooling direct, bâti sur la plateforme Nvidia GB200 NVL4. Format 2U, double processeur, architecture hétérogène CPU + GPU, il vise les nœuds cœur d’infrastructures AI à haute densité sans imposer un déploiement rack complet.
Architecture Grace + Blackwell, refroidie en DLC
Le châssis intègre deux CPU Nvidia Grace (ARM) et quatre GPU Nvidia Blackwell, avec watercooling direct sur les composants critiques. Chaque Grace est associé à 480 Go de LPDDR5X ECC, tandis que les GPU montent jusqu’à 186 Go de HBM3E par carte. La conception modulaire permet d’augmenter la densité de calcul Blackwell sans refonte d’allée froide/chaude.
Côté réseau, le serveur s’aligne sur les fabrics Nvidia actuelles : Quantum-X800 en InfiniBand jusqu’à 800 Gb/s par port, ou Spectrum-X en Ethernet jusqu’à 400 Gb/s. L’objectif est clair : réduire la latence inter-nœuds tout en maintenant des débits soutenus pour l’entraînement distribué et l’inférence à grande échelle.
Stockage PCIe Gen5 et DPU en option
Jusqu’à 12 emplacements NVMe PCIe 5.0 sont disponibles pour le stockage local haute performance. Des DPU Nvidia BlueField peuvent être ajoutés pour le déchargement réseau/sécurité et l’isolement des flux, utile en multi-tenant ou pour la télémetry à large échelle. L’alimentation redondante certifiée 80 Plus Titanium sécurise la continuité en pleine charge.
Le positionnement est sans ambiguïté : offrir une brique compacte 2U capable de délivrer des perfs Blackwell en environnement data center existant, avec une enveloppe thermique maîtrisée grâce au DLC. Dans la course aux clusters AI hautement maillés, cet assemblage Grace + Blackwell + X800/Spectrum-X coche les cases d’échelle, d’efficacité énergétique et de débit est-ouest, tout en réduisant la dette d’intégration côté thermique.
Intel ne compte pas suivre AMD sur la voie des iGPU surdimensionnés. Face à Strix Halo, la réponse du fondeur est nette : ce n’est pas une direction qu’il juge pertinente.
Interrogé par Club386, Tom Petersen, fellow chez Intel et figure clé du pôle graphique, écarte explicitement l’idée d’un équivalent maison à Strix Halo. Selon lui, ce segment serait mieux servi par un GPU dédié compact que par un iGPU surdimensionné intégré au processeur.
Derrière cette déclaration se dessine une rupture stratégique assumée entre deux visions opposées du futur graphique en mobilité.
Pourquoi Intel refuse de suivre AMD
Intel ne remet pas en cause l’intérêt technique de Strix Halo. La plateforme Ryzen AI Max+ démontre qu’un iGPU peut atteindre des niveaux de performances jusque-là réservés à des GPU dédiés d’entrée de gamme. Mais pour Intel, le problème n’est pas technologique, il est structurel.
Un iGPU géant implique une surface de silicium importante, des coûts de production plus élevés et une pression thermique difficile à maîtriser dans des formats mobiles. À mesure que la taille du GPU intégré augmente, l’équilibre entre consommation, rendement et flexibilité se dégrade.
Tom Petersen l’exprime sans détour : dès lors que l’on sort du périmètre du graphique intégré classique, le GPU dédié redevient plus pertinent. Pour Intel, cette frontière ne doit pas être brouillée.
Les progrès récents des iGPU Intel changent la donne
Cette position serait difficile à défendre si les iGPU Intel restaient en retrait. Or, la génération Core Ultra récente marque un vrai tournant. Les graphiques intégrés Arc ont progressé de manière visible, offrant désormais une expérience correcte en jeu occasionnel et des performances solides pour les usages quotidiens.
Intel estime avoir atteint son objectif : proposer un iGPU suffisamment performant pour couvrir la majorité des usages, sans exploser les budgets énergétiques. Aller au-delà ne relèverait plus de l’iGPU, mais d’un autre produit.
Dans cette logique, Strix Halo apparaît moins comme un modèle à suivre que comme une exception volontairement extrême.
Strix Halo, une approche radicalement différente
Du côté d’AMD, la démarche est inverse. Strix Halo assume une approche brute : multiplier les unités de calcul, augmenter la surface GPU et viser des performances maximales, quitte à s’éloigner des standards habituels du graphique intégré.
Ce positionnement n’est pas pensé avant tout pour le gaming classique. AMD vise surtout les stations de travail mobiles, la création de contenu et certaines charges de calcul GPU, dans des machines où l’ajout d’un GPU dédié n’est pas toujours souhaitable.
Dans ce contexte, l’iGPU géant devient un compromis assumé plutôt qu’un non-sens technique.
Performance par watt, l’argument central d’Intel
Intel insiste sur un point clé : la performance par watt. Selon Tom Petersen, les solutions de type Strix Halo ne seraient pas compétitives sur ce terrain, un critère pourtant décisif en mobilité et dans les ultraportables premium.
Un GPU intégré de grande taille consomme davantage, chauffe plus et limite les marges d’optimisation thermique. À l’inverse, un GPU dédié compact peut être activé uniquement lorsque nécessaire, tout en laissant l’iGPU gérer les tâches légères.
Cette approche modulaire correspond davantage à la vision d’Intel, qui préfère multiplier les options plutôt que de tout concentrer dans un seul bloc de silicium.
Intel prépare la suite côté GPU dédiés
Refuser Strix Halo ne signifie pas abandonner le graphique. Intel continue d’investir lourdement dans ses GPU dédiés Arc, avec une attention particulière portée à l’efficacité énergétique et à l’intégration.
Les prochaines générations Battlemage doivent justement incarner cette stratégie : proposer des GPU dédiés plus compacts, capables de compléter efficacement un iGPU moderne, sans les compromis d’un iGPU géant intégré au CPU.
Pour Intel, l’avenir du graphique passe par une séparation claire des rôles, pas par leur fusion extrême.
Deux visions, un même objectif
AMD et Intel poursuivent finalement le même but : offrir plus de performances graphiques dans des machines toujours plus compactes. Mais leurs chemins divergent radicalement.
AMD pousse le concept d’iGPU jusqu’à ses limites. Intel préfère renforcer l’efficacité globale et s’appuyer sur des GPU dédiés lorsque la puissance devient critique.
Le marché décidera laquelle de ces visions s’imposera. Une chose est certaine : face à Strix Halo, Intel ne se justifie pas. Il tranche.
Si Intel refuse la surenchère « APU géant », le marché pourrait se scinder: d’un côté des laptops IA-first avec iGPU massifs à prix premium, de l’autre des plateformes plus équilibrées où un iGPU gaming « suffisant » s’adosse à des dGPU d’entrée de gamme. Le point dur restera l’efficacité: si AMD convertit les 2 560 SP du 8060S en gains réels par watt, l’équation tarif/performances pourrait rebattre les cartes en 2026.
Intel Core Ultra 300 débarque enfin en test, et les premiers laptops confirment un cap : CPU hybride plus musclé, iGPU Xe3 en nette hausse et accélération IA sur plateforme client Intel 18A.
Intel Core Ultra 300 Panther Lake : la nouvelle vague mobile
Contrairement aux attentes initiales, la couverture ne se limite pas à une seule puce. La famille Panther Lake englobe plusieurs références Core Ultra X9, X7, Ultra 7 et Ultra 5, positionnées comme la Série 3 mobile d’Intel. Au cœur de l’offre, un design hybride avec un accent renforcé sur le GPU intégré et l’IA embarquée. Les configurations les plus hautes grimpent jusqu’à 16 cœurs CPU, répartis entre performances, efficience et ultra-basse consommation.
Côté graphique, les modèles supérieurs adoptent des iGPU Xe3 estampillés Intel Arc B-series. Le palier Arc B390 aligne jusqu’à 12 Xe-cores, le changement le plus stratégique aux yeux des testeurs. D’après la source, « il s’agit de la mise à niveau la plus importante » pour cette génération, avec des gains attendus sur l’affichage, les moteurs médias et le jeu en mobilité.
Intel Panther Lake : les premiers tests
ASCII – How does the PC equipped with the top-of-the-line Core Ultra X9 388H processor in the Core Ultra Series 3 perform?
Club386 – Intel Core Ultra Series 3 review: outstanding battery life and a great iGPU
ComputerBase – Core Ultra X9 388H review: Intel Panther Lake with Arc B390 is a graphics beast
ETA PRIME – Intel Panther Lake Is Here! Hands On With Their Most Powerful iGPU!
HardwareLuxx – ASUS Zenbook Duo (2026) in the test
Hot Hardware – Intel Core Ultra X9 388H Review: Panther Lake Tests Strong
NotebookcheckReviews – Intels Panther Lake X9 – delivered as promised! Asus Zenbook Duo 2026 review
Mark Linsangan – Asus Zenbook Duo 2026 – Intel Panther Lake is AMAZING!
PCMAG – First Tests: Intel’s ‘Panther Lake’ Flagship Chip for Laptops Is a Graphics Revelation | Lab Report
PC Watch – Twice as impressive as the previous generation! The new “Core Ultra X9 388H” redefines the concept of laptops
PC World – Intel’s Panther Lake points to a future where integrated graphics doesn’t suck
TechTablets – ASUS Zenbook DUO Review With NEW Intel Core Ultra X9 388
Tech Spurt – Dual-Screen Powerhouse! | ASUS Zenbook Duo (2026) laptop with Intel Core Ultra Series 3
The Phawx – Intel Panther Lake is AMAZING – Asus Zenbook Duo 2026 Review
The Verge – Asus Zenbook Duo (2026) review: twice as nice — for a price
Wccftech – ASUS Zenbook Duo “Intel Core Ultra X9 388H” Laptop Review: Review In Progress
WIRED – Intel’s Panther Lake Chip Is Its Biggest Win in Year
Jeu portable et architecture commune
Intel prépare en parallèle une variante orientée consoles portables, la Core G3 series, basée sur la même architecture. Selon les informations partagées, ce dérivé vise à capitaliser sur les progrès du GPU Xe3 et le bloc IA local pour des usages ludiques et créatifs sur batterie.
Reste désormais à confronter ces premières observations aux prochains tests approfondis : performances CPU multi-clusters, montée en puissance de l’iGPU Arc B-series, efficacité sous Intel 18A et comportement en IA embarquée.
Alors ça, c'est une news qui m'énerve un peu ! Parce que oui, écouter sa communauté c'est bien, sauf que ça veut pas dire qu'elle a toujours raison.
En ce moment, y'a une vague de joueurs en colère qui forcent des studios de jeux vidéos à annuler des projets ou à prendre leurs distances avec tout ce qui touche de près ou de loin à l'IA générative. Et du coup, des jeux se font dézinguer avant même d'avoir prouvé quoi que ce soit.
Prenez Postal: Bullet Paradise. Le trailer sort, des joueurs crient à l'IA dans les graphismes, et
hop, l'éditeur Running With Scissors annule tout
. Le studio Goonswarm Games ferme boutique. Pouf, tout ça pour des soupçons ! Ils ont admis après coup que du matos promo contenait peut-être de l'IA, mais le jeu lui-même ? Nop, y'avait pas d'IA. C'est con hein ?
Y'a aussi
Clair Obscur: Expedition 33
, le RPG de Sandfall Interactive qui a raflé le Game of the Year aux The Game Awards 2025 (avec 9 prix sur 12 nominations !). Sauf que les Indie Game Awards lui ont retiré ses deux prix parce que le studio avait utilisé de l'IA comme placeholders pendant le dev. Le directeur Guillaume Broche a pourtant été clair : tout dans le jeu final est fait par des humains. Hé bien ça n'a pas suffi !
Et même Larian, les papas de Baldur's Gate 3, se sont pris un shitstorm quand Swen Vincke a confirmé que le studio utilisait l'IA générative pour le concept art et l'exploration d'idées sur le prochain Divinity. Il a dû faire marche arrière après que des ex-employés ont révélé que certains devs étaient contre cette décision en interne. Tout ça pour du concept art qui n'aurait même pas été dans le jeu final !
Perso, je comprends pas que ce soit un débat. Un bon jeu, c'est quoi ? C'est un gameplay qui tient la route, une histoire qui accroche, des mécaniques bien foutues. Pas le fait qu'un humain ait dessiné chaque pixel à la main.
Y'a des tas d'humains qui produisent de la merde tous les jours. Pourquoi ce serait automatiquement meilleur qu'une IA bien pilotée par des gens qui savent ce qu'ils veulent ? Une IA toute seule, ça fait du slop générique. Mais une IA guidée par des créatifs avec une vision ? Ça peut aller plus vite, réduire les coûts, et même permettre d'explorer des trucs qu'on n'aurait jamais tentés autrement.
Les studios qui cèdent à la pression et annulent des projets juste pour prouver qu'ils ont embauché des artistes, je suis pas sûr que ça donne de meilleurs jeux au final. Ça donne juste des jeux qui ont coûté plus cher à produire !
Bref, à la fin il restera que les bons jeux. IA ou pas. Au chiotte le slop IA, et aux chiottes les Angry Gamers qui tuent des projets sur des suppositions à la con !
C'est ce vieux protocole réseau non chiffré que nos arrières-arrières-arrières-grands-parents utilisaient pour se connecter à des serveurs distants. C'est un truc que vous pensiez peut-être enterré depuis belle lurette... Hé bien figurez-vous qu'une faille critique vieille de 11 ANS vient d'être découverte dans le serveur telnetd de GNU InetUtils. Et le pire c'est que des hackers l'exploitent déjà activement.
ARGH !
La vulnérabilité en question, baptisée
CVE-2026-24061
, permet de contourner complètement l'authentification et d'obtenir un accès root. Sans putain de mot de passe (!!!!).
Bon ok, faut quand même que le service telnetd soit actif et exposé, mais après c'est open bar les amis ! En gros, le serveur telnetd passe la variable d'environnement USER directement à la commande login sans la nettoyer. Du coup, un attaquant n'a qu'à définir USER sur -f root et utiliser **telnet -a** pour se retrouver connecté en root.
C'est moche.
Concrètement, ça touche toutes les versions de GNU InetUtils de la 1.9.3 jusqu'à la 2.7. Ça touche donc des distributions Linux, de vieux routeurs, des capteurs industriels...etc. Après, les machines exposées sur Internet avec Telnet actif c'est quand même assez rare, donc faut pas non plus paniquer.
Cependant, les attaquants n'ont pas attendu. La société
GreyNoise
a documenté des exploitations actives entre le 21 et le 22 janvier, soit très rapidement après la divulgation du 20 janvier. Ils ont ainsi observé 18 adresses IP différentes lancer une soixantaine de sessions Telnet, avec 83% des tentatives ciblant directement le compte root. Du travail de pros.
}}
Heureusement, un correctif existe \o/ : GNU InetUtils 2.8 colmate la brèche mais combien de ces vieux équipements IoT ou industriels vont vraiment être mis à jour ? On connaît tous la chanson par cœur !
Mais bon, si vous avez des machines exposées avec telnetd actif, vous avez trois options : mettre à jour vers la version 2.8, désactiver complètement le service telnetd, ou bloquer le port TCP 23 au niveau du firewall. Perso, je vous conseille carrément de virer Telnet et de passer à SSH si c'est pas déjà fait. En 2026, y'a vraiment plus aucune excuse pour utiliser un protocole qui n'est pas chiffré.
Bref, encore une vieille faille qui traînait depuis 2015 et qui refait surface au pire moment.
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Alors ça c'est du culot les amis ! Des cybercriminels vraisemblablement vietnamiens viennent de se faire remarquer d'une manière plutôt... originale. Leur petit stealer Python embarque carrément une insulte en vietnamien répétée DES MILLIONS de fois dans le code. Et pas n'importe quelle insulte, une qui vise directement
Morphisec
, un éditeur de solutions de cybersécurité.
Le message "địt mẹ mày Morphisec" (je vous laisse deviner la traduction... Vous ne trouvez pas ? Ça veut dire "Nique ta mère, Morphisec" loool) est bourré partout dans le payload obfusqué. Le fichier de 16 Ko gonfle à 116 Mo une fois décodé, soit une expansion de x7425. Pas vraiment discret donc comme technique, mais efficace pour faire ramer les scripts d'analyse qui se retrouvent à itérer sur des millions de constantes bidon.
Ce sont les chercheurs de
Profero
qui ont disséqué ce petit bijou et ils y ont découvert que le stealer utilise une chaîne d'infection plutôt sophistiquée. Ça démarre par un binaire Adobe légitime (ADNotificationManager.exe) qui charge une DLL malveillante via sideloading. Ensuite, WinRAR renommé en japonais (lol) extrait une archive, puis Python 3.10 déguisé en svchost.exe entre en scène.
C'est de la sorcellerie !
Et là, le truc vraiment vicieux c'est que le voleur d'infos utilise Telegram comme serveur de commande et contrôle (C&C). Plutôt que de coder en dur des URLs qui se feraient griller en deux secondes, les auteurs ont opté pour une technique de "Dead Drop Resolver". Le malware va chercher ses instructions dans les métadonnées og:description d'une chaîne Telegram publique. C'est pas con, hein ?
Du coup, une fois installé, ce stealer aspire tout ce qui bouge. Identifiants des navigateurs, cookies, portefeuilles crypto... Le genre de trucs qu'on retrouve ensuite dans
ces histoires de dev malheureux qui ont installé des extensions malveillantes
et qui font des ravages. Les données volées atterrissent sur un canal Telegram privé baptisé "Reset Logs".
L'attribution vietnamienne est donc plutôt solide. L'admin du bot Telegram se fait appeler @Byte_ManzZz, le code contient des tags comme "vietnamnumber1", et y'a des noms de développeurs genre "_ngocuyen" qui laissent peu de place au doute, même si d'autres auraient pu tenter de brouiller les pistes volontairement. Une fois encore, quand il s'agit de cybercriminalité, on est jamais sûr de rien.
Bref, on est face à des gars qui non seulement ont du talent technique mais qui en plus se payent le luxe de narguer l'industrie de la sécu. Ce serait presque drôle... si c'était pas du vol de données en bande organisée.
Utilitaire gratuit, en français et portable permettant de désactiver votre connexion à internet (LAN ou Wifi) via un simple clic sur votre ordinateur...
On parle toujours de Windows, de Mac OS, de Linux ou de FreeBSD (ou même de Solaris) mais il existe d'autres systèmes d'exploitation qui restent encore peu connus mais sont très prometteurs.
Attention, il ne s'agit pas ici de versions de Linux mais bien d'OS complets à mettre au même niveau qu'un Linux ou un Windows et fonctionnant sur
x86
ou
PowerPC
.
Amiga OS 4.1
Ce nom vous dit quelque chose ? Amiga fait office de vétéran en terme d'informatique et le système continue d'évoluer !
Hyperion Entertainment
a sorti l'Update 3 de la Final Edition en octobre 2025, avec plus de 60 nouvelles fonctionnalités et 135 corrections de bugs. AmigaOS tourne sur des machines spécifiques type PowerPC commercialisées par
ACube
, et une nouvelle fournée de cartes mères A1222+ est prévue.
Ah et j'oubliais, AmigaOS est sous licence propriétaire et donc pas open source.
Haiku
Haiku lui est open source et c'est la prolongation du projet BeOS. Au départ Haiku s'appelait d'ailleurs OpenBeOS mais a changé de nom en 2004.
La
version R1/beta5
est sortie en septembre 2024 avec un stack TCP retravaillé qui offre des perfs 8-10x meilleures, un nouveau driver TUN/TAP pour le support VPN, et plein de nouveaux ports comme .NET, GIMP ou Inkscape.
Le projet se porte super bien financièrement... les dons en 2024 ont battu tous les records ! Plus d'infos sur
le site d'Haiku
ReactOS
ReactOS est un système d'exploitation très ambitieux car il a pour objectif d'être compatible avec les logiciels pour Windows.
Démarré en 1998 à partir de zéro, ReactOS se base en grande partie sur Wine pour faire tourner les applications Windows. La
version 0.4.15
est sortie en mars 2025, avec un gestionnaire de mémoire kernel réécrit, un support SMP (multi-cœurs) grandement amélioré, et une meilleure compatibilité avec les installeurs Windows.
C'est toujours en alpha, mais ça progresse bien. Il tourne sur x86 et est open source.
MorphOS
Celui là est dédié aux architectures à base PowerPC. Inspiré d'AmigaOS, il est léger et orienté "création".
Un émulateur inclus dans l'OS permet de faire tourner des applications Amiga. La
version 3.19
est sortie en janvier 2025, avec le support du protocole QUIC (HTTP/3) et un navigateur Wayfarer basé sur WebKitGTK 2.50.0.
SDL a même été mis à jour vers la version 3 ! Il tourne sur les plateformes
Pegasos
,
Amiga
ou
EFIKA
.
AROS Research Operating System
AROS a aussi été conçu à la base pour être compatible avec AmigaOS et depuis 1995 le projet n'a cessé de s'améliorer.
En 2025, c'est le passage au 64-bit avec
AROS One v1.0
, la première distribution complète en 64 bits ! Le navigateur Odyssey a été mis à jour avec un moteur WebKit de 2019 (YouTube remarche enfin), et un portage de GCC 15 est en cours. Il tourne aussi bien sur PowerPC que sur x86 et intègre un émulateur pour faire tourner des applis Amiga.
Il est open source et vous aurez plus d'infos sur
le site d'AROS
MenuetOS
Aussi connu sous le nom de MeOS, il est petit et rapide car entièrement écrit en assembleur. Il tient sur une disquette de 1,44 Mb et possède son petit gestionnaire de réseau et son interface graphique.
La
version 1.58.00
est sortie avec un serveur X amélioré, de meilleures performances réseau et les classiques utilitaires X comme XEyes ou XCalc. Ça boot même en UEFI maintenant ! La version 32 bits est open source, la 64 bits est gratuite pour usage personnel mais sans les sources.
KolibriOS
En parlant de MenuetOS, des gens ont forké le projet en 2004 pour créer
KolibriOS
. Pareil, c'est entièrement écrit en assembleur FASM et ça tient sur une disquette 1,44 Mo.
Le truc boot en quelques secondes et les applis se lancent instantanément. En 2024, le projet a participé au Google Summer of Code pour ajouter le support des SSD NVMe et de SDL2. Y'a plus de 250 applications incluses : traitement de texte, lecteur de musique, navigateur web... Le tout avec 12 Mo de RAM minimum. Franchement impressionnant.
SerenityOS
Celui-là, c'est mon coup de cœur.
SerenityOS
est un OS moderne qui rend hommage aux interfaces des années 90. C'est un vrai système Unix-like développé from scratch : kernel, librairie C, système de fichiers, interface graphique... tout est fait maison.
Le projet a même donné naissance au navigateur
Ladybird
qui est devenu un projet indépendant en 2024. Et début 2025, quelqu'un a réussi à le faire tourner sur un vrai Chromebook Dell !
Y'a pas de releases officielles, faut compiler soi-même, mais c'est un projet éducatif passionnant.
Redox OS
Pour les fans de Rust, voici
Redox OS
. C'est un OS Unix-like basé sur un microkernel, entièrement écrit en Rust pour la sécurité et la fiabilité.
Le projet fête ses 10 ans et ça avance bien : les perfs I/O ont été améliorées de 500-700% en 2025, le multi-threading fonctionne enfin par défaut, et ils ont même réussi à faire tourner le moteur de navigateur Servo et WebKitGTK !
Andrew Tanenbaum, le créateur de MINIX, a dit que Redox "a un vrai potentiel". Ça tourne sur x86 32/64 bits, et le support ARM64 arrive.
Visopsys
Et on termine avec un OS développé par une seule personne depuis 1997 !
Visopsys
(Visual Operating System) est petit, rapide et open source. La dernière version 0.92 date de septembre 2023.
Il a une interface graphique fonctionnelle, du multitâche préemptif, et supporte les systèmes de fichiers FAT, ext2/ext3 et ISO9660. Un beau projet de hobbyiste qui tient la route.
Tous ces OS sont donc des initiatives intéressantes et apportent parfois de bonnes idées. Si vous avez un peu de temps, je vous conseille d'en tester quelques uns. Installés par exemple sur le PC des enfants, ils éviteront les virus et les installations de jeux intempestives :-)
Amusez vous bien !
Article publié initialement le 27 septembre 2008 et mis à jour le 26 janvier 2026.
Karman Industries vient de lever 20 millions de dollars pour un truc qui va faire plaisir aux écolos anti-cloud : Refroidir les datacenters sans utiliser une seule goutte d'eau ! Oui, nada !
Vous n'êtes pas sans savoir que les datacenters actuels, c'est un peu le scandale écologique dont personne ne parle. On estime qu'en 2028, ces usines à calcul vont engloutir entre 34 et 68 milliards de gallons d'eau par an rien qu'aux États-Unis. C'est comme si votre frigo tournait à la vitesse d'un réacteur d'avion...
Ah bah tiens, justement en parlant de réacteur...
David Tearse et CJ Kalra, les deux fondateurs de Karman Industries, ont décidé d'appliquer des techniques d'ingénierie aérospatiale au refroidissement de datacenters. Leur bébé s'appelle le HPU (Heat Processing Unit), une plateforme thermique modulaire de 10 MW qui utilise de la turbomachinerie ultra-rapide inspirée des moteurs de fusée de SpaceX.
Au lieu d'utiliser de l'eau comme réfrigérant, ils ont opté pour du CO2 liquide. Résultat ? Plus de 25% d'économies d'énergie pour le refroidissement, jusqu'à 80% d'espace en moins, et surtout... pas une goutte d'eau. Quand on sait que le refroidissement représente environ 40% de la facture électrique d'un datacenter, ça commence à chiffrer sérieusement.
L'équipe a levé plus de 30 millions de dollars au total, avec Riot Ventures en lead sur ce dernier tour donc c'est pas exactement une PME du coin, quoi.
Comme je l'avais déjà évoqué dans mon article sur la
consommation d'eau des datacenters
, le problème est déjà critique avec l'explosion de l'IA. Chaque requête ChatGPT, chaque image Midjourney, ça consomme à mort de la flotte quelque part. Bref, si la techno de Karman fonctionne comme prévu, ça pourrait changer pas mal de choses. Reste à voir combien ça coûte mais les premières livraisons sont prévues pour le troisième trimestre 2026, avec une usine de fabrication à Long Beach en Californie.
Voilà, y'a plus qu'à voir si ça tient ses promesses en conditions réelles ! Et j'espère que le meilleure hébergeur du monde, O2Switch s'équipera bientôt car j'ai vraiment envie de voir ça de mes yeux ^^.
Vos concurrents vous cachent des choses. Enfin, j'crois ^^
Leur infrastructure secrète, leurs projets en cours, leurs lancements prévus... Et pourtant, une bonne partie de tout ça est en fait visible si on sait où regarder...
Comment ? Grâce aux logs Certificate Transparency, c'est-à-dire les registres publics où les autorités de certification reconnues par les navigateurs enregistrent les certificats SSL qu'elles émettent.
Du coup, quand une boîte prépare un nouveau service sur staging.secret-project.example.com, hop, le certificat SSL est enregistré dans les logs CT et devient visible pour qui sait chercher. Et c'est exactement à ça que sert
CertRadar
, un outil gratuit qui va fouiller ces logs pour vous.
Perso j'adore ce genre d'outil pour le pentest et la veille concurrentielle. Vous tapez un domaine et bam, vous récupérez une bonne partie des sous-domaines qui ont eu un certificat SSL. Y'a de quoi faire pleurer un admin sys qui pensait que son serveur de dev était bien planqué !
CertRadar propose plusieurs modules. Le Cert Log Search qui est le coeur du truc, fouille les logs CT pour trouver les certificats émis pour un domaine. Le TLS Scanner analyse la config TLS de n'importe quel serveur (versions supportées, ciphers, tout ça). Le Header Search inspecte les en-têtes HTTP. Y'a aussi un RDAP Lookup pour les infos whois, un Domain Health pour vérifier la santé globale d'un domaine, et même un Multi-Domain Report pour analyser plusieurs domaines d'un coup.
Maintenant, mettons que vous voulez cartographier l'infrastructure de votre concurrent. Vous entrez leur domaine principal dans le Cert Log Search, et vous récupérez une liste de leurs sous-domaines visibles dans les logs CT : api.example.com, staging.example.com, admin-panel.example.com, dev-v2.example.com... Certains noms sont parfois très parlants sur les projets en cours !
D'ailleurs, si vous cherchez d'autres méthodes pour
trouver les sous-domaines d'un site
, j'avais déjà parlé de SubFinder qui fait ça en ligne de commande.
La différence avec CertRadar c'est que tout se passe dans le navigateur, pas besoin d'installer quoi que ce soit. Vous allez sur le site, vous tapez votre requête, et vous avez vos résultats. Hyper fastoche.
Pour ceux qui font de la sécu, c'est clairement un outil qui a sa place dans votre arsenal. La partie Cert Log Search et RDAP c'est de la reconnaissance passive pure, vous ne touchez pas aux serveurs cibles. Par contre le TLS Scanner et le Header Search vont activement interroger les serveurs, donc à utiliser uniquement sur des domaines où vous avez l'autorisation. Vous pouvez découvrir des endpoints oubliés, des serveurs de staging exposés, des APIs non documentées... Bref, tout ce que les équipes IT auraient préféré garder discret.
Et comme les logs Certificate Transparency sont publics par design (c'est fait pour améliorer la transparence et détecter les certificats frauduleux), consulter ces données est parfaitement légal. James Bond peut aller se rhabiller, la vraie surveillance se fait en open source maintenant !
Si vous voulez jouer les espions légaux, c'est cadeau les copains. Comme d'hab que du bon ici ^^
Noctua vient de sortir, dans une relative discrétion, un tapis de souris pour fêter ses 20 ans. L’objet n’est pas rare pour l’instant mais pourrait rapidement devenir un collector. Il a pu être testé et on va vous faire une petite synthèse de tout ça dans le cadre de nos articles SFX (Synthèse Factuelle Express).
Noctua NP-DM3 : un deskmat grand format, sobre et efficace
Pour célébrer ses 20 ans d’existence, le célèbre constructeur autrichien, connu pour son intransigeance sur la qualité et ses coloris emblématiques, nous propose ici un produit singulier. Le NP-DM3 n’est pas qu’une simple surface de glisse, c’est une véritable fresque chronologique qui ravira les fans de la marque. Esthétiquement, le tapis mélangea les teintes de brun et de beige qui divisent autant qu’elles passionnent la communauté hardware. Le design intègre une « timeline » détaillée retraçant deux décennies d’ingénierie, affichant des produits légendaires tels que le tout premier ventirad NH-U12 de 2005, le ventilateur NF-S12, ou encore le solide NH-D14, jusqu’aux récents modèles G2.
D’un point de vue technique, Noctua ne fait pas les choses à moitié. Le tapis adopte un format « Desk Mat » généreux de 900 mm de longueur pour 400 mm de largeur, permettant d’accueillir confortablement un clavier complet et une souris avec une grande amplitude de mouvement. L’épaisseur de 4 mm a été spécifiquement choisie pour offrir un équilibre optimal : suffisamment dense pour assurer une surface stable, mais assez moelleuse pour garantir un confort d’appui pour les poignets lors de longues sessions d’utilisation. La surface en tissu Jersey de haute qualité est conçue pour une durabilité maximale, utilisant une impression par sublimation qui incruste l’encre dans la fibre pour éviter toute altération de la texture ou effacement des motifs avec le temps. Les bords bénéficient d’une couture « micro-knit » ultra-fine, évitant l’effilochage typique des tapis d’entrée de gamme tout en restant douce au toucher pour ne pas irriter les avant-bras.
À l’usage, le bilan tiré par nos confrères met en lumière une réalisation quasi sans faute qui honore la réputation de la marque.
Du côté des points positifs :
La qualité de glisse est immédiatement perceptible. Le tissu Jersey offre une surface hybride, ni trop rugueuse ni trop lisse, qui permet un contrôle précis du curseur sans sacrifier la vitesse de déplacement, convenant aussi bien à la bureautique de précision qu’au gaming. La base en caoutchouc naturel texturé remplit parfaitement son rôle : une fois posé, le tapis semble littéralement collé au bureau, ne bougeant pas d’un millimètre même lors de mouvements brusques. L’attention portée aux détails est également saluée, notamment la qualité des coutures périphériques qui sont si fines qu’elles se font oublier sous la peau, contrairement aux bordures épaisses et rigides de certains concurrents. Enfin, l’aspect pratique n’a pas été négligé puisque la qualité des matériaux permet un entretien facile, le tapis pouvant supporter un nettoyage doux pour conserver son éclat (Noctua évoque même la possibilité d’un lavage délicat). C’est un produit qui respire la robustesse et qui est clairement taillé pour durer aussi longtemps que les ventirads de la marque.
Cependant, quelques réserves subsistent :
Celles-ci sont principalement liées aux choix esthétiques radicaux de Noctua. Le design, bien que techniquement superbe, reste très typé « Noctua ». Les nuances de brun et de beige, accompagnées des nombreux textes et dates de la frise chronologique, chargent visuellement l’espace de travail. Cela rend le tapis difficile à intégrer dans un setup qui ne serait pas déjà construit autour de cette thématique ou qui viserait une esthétique minimaliste blanche ou noire (le fameux « Chromax » n’est pas de la partie ici). De plus, le format unique de 90×40 cm, bien que standard, peut ne pas convenir à tous les bureaux : ceux disposant d’espaces restreints ou, à l’inverse, de très grands plans de travail, pourraient se sentir limités par l’absence de déclinaisons de tailles. Enfin, le prix, avoisinant les 40 euros, place ce tapis dans la fourchette haute du marché des desk mats, un tarif qui se justifie par la qualité et le côté « collector », mais qui reste élevé pour un simple accessoire en tissu.
Un indispensable pour les fans, une curiosité pour les autres
Pour conclure, le Noctua NP-DM3 est bien plus qu’un simple produit dérivé, c’est une démonstration de savoir-faire appliquée à un périphérique souvent négligé. Il s’adresse avant tout et sans surprise, aux inconditionnels de la marque autrichienne qui souhaitent parfaire leur setup avec un accessoire assorti à leur système de refroidissement. Pour ce public, c’est un achat recommandé les yeux fermés : la qualité de fabrication est au rendez-vous et l’objet possède une véritable valeur sentimentale et historique. Pour le grand public ou les joueurs cherchant simplement un bon tapis XXL, le NP-DM3 reste une excellente option technique, offrant confort et performance de glisse de premier ordre. Toutefois, l’esthétique très marquée et les couleurs traditionnelles peuvent constituer des freins légitimes. Si vous aimez le marron et que vous cherchez un tapis capable de résister aux années, c’est un excellent investissement (il se négocie en dessous des 40€). Cependant, si vous cherchez la sobriété avant tout, il faudra peut-être passer votre chemin.